« S’il n’y a pas de démocratie, il n’y pas de souveraineté, c’est la ligne de la Bretagne » (Loïg Chesnais-Girard)

Pascale Paoli Lebailly
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« La Bretagne regorge de vie, elle est active et veut rester active. Elle pourrait choisir de s'enfermer et de ne produire que pour elle-même ; mais c'est une région ouverte sur le monde et sur l'Europe qui souhaite participer aux enjeux de souveraineté. Nous avons besoin des entrepreneurs pour continuer à la développer ».
Vendredi 23 juin à Rennes, lors de l'escale bretonne de la tournée Transformons la France organisée par La Tribune, Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne s'est montré optimiste quant à la capacité de sa région à concilier une stratégie de l'équilibre fondée sur la devise « plus d'emplois et moins de carbone ».
Interrogé lors d'un dialogue d'ouverture consacré à la stratégie de la Bretagne pour la transformation économique, l'élu ne s'est pas montré abattu par l'électrochoc qu'a provoqué il y a quelques semaines dans les milieux économiques l'abandon du projet d'usine Bridor à Liffré, sur fond d'opposition écologique.
Avec un taux de chômage de 5,8 %, le plus faible des régions françaises, avec les Pays de la Loire, et très en deçà du taux national de 7,2%, la Bretagne se porte en effet plutôt bien. En 2022, l'activité économique est restée « dynamique » note l'Insee Bretagne. Première région française agricole, agroalimentaire et de pêche, elle est également dotée d'un tissu industriel diversifié dans des secteurs comme la métallurgie, l'électronique, le maritime/naval ou l'énergie. Et elle se positionne aussi en pole position en matière de R&D dans le numérique, les biotechnologies marines et la cybersécurité.
Si l'attractivité touristique fait partie de ses atouts économiques, la Bretagne n'entend toutefois pas « devenir une riviera ou une maison de retraite » pour des parisiens en mal de mer, et souhaite répondre aux enjeux de souveraineté française et européenne dans les secteurs industriels clés.
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