A Rennes, Fruggr aide les entreprises à combattre la pollution numérique
Clio Bayle
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D'après l'Agence de la transition écologique (Ademe), le numérique représenterait aujourd'hui 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. Toujours selon l'Ademe, du fait de la forte augmentation des usages digitaux, cette part pourrait doubler d'ici à peine trois ans. Face à ces chiffres alarmants, pas moins de trois lois « anticarbone » visant les acteurs du numérique viennent d'être promulguées en France : la loi AGEC, dites « antigaspi », la loi climat et tout dernièrement, la loi REEN sur la réduction de l'empreinte du numérique. Encouragées par cette pression écolo-réglementaire, les entreprises se mobilisent pour modifier leurs pratiques.
Problème : les outils d'aide à l'évaluation et à la réduction de l'impact environnemental du numérique sont encore rares. « Des leviers pour agir, il y en a », affirme Frédérick Marchand, CEO et cofondateur de Digital4Better, la start-up à l'origine du logiciel Fruggr. Mais pour les mettre en place, « encore faut-il que les entreprises puissent mesurer leurs facteurs d'impact. Sans cela, il leur est tout simplement impossible d'améliorer efficacement l'empreinte des applicatifs IT. »
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Tout est parti d'un constat de terrain pour Frédérick Marchand et ses associés, tous anciens cadres dans de grandes entreprises du numérique. Début 2020, quand ils lancent Digital4Better, start-up spécialisée dans la conception de plateformes numériques responsables, Frédérick Marchand, Jérôme Lucas, Stefan Cosquer et Ronan Robe se rendent vite compte qu'un outil primordial manque à leur arsenal. Pour matérialiser auprès de leurs clients l'empreinte positive de leurs travaux, il leur faut une solution logicielle capable de mesurer précisément les facteurs d'impact de leurs activités digitales. « Au départ, cet outil n'était destiné qu'à notre usage interne, se souvient le PDG. Mais quand nos clients l'ont vu fonctionner, beaucoup se sont montrés très intrigués. Et quelques-uns sont ensuite venus nous demander des licences afin de l'utiliser pour évaluer leurs applications préexistantes. »
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