Burger King lance un burger sans viande en Europe... mais pas en France

 |   |  586  mots
La marque affirme qu'elle devient la plus grosse chaîne de restauration rapide à offrir un hamburger végétarien en Europe.
La marque affirme qu'elle devient la plus grosse chaîne de restauration rapide à offrir un hamburger végétarien en Europe. (Crédits : Flickr)
La chaîne américaine de restauration rapide n'est pas la première à s'intéresser au marché de la viande à base végétal, jugé très prometteur par l'industrie.

Le géant américain du fast-food, Burger King, lance mardi dans 25 pays européens un hamburger sans viande qu'il a déjà testé aux États-Unis et en Suède, espérant conquérir une part conséquente de ce marché en plein boum. La chaîne de fast-food a confirmé à La Tribune que la France ne faisait pas partie de ce lancement, afin de ne pas court-circuiter le lancement, début octobre, de sa nouvelle gamme de burgers version gourmet, appelée "Masters".

Le groupe ajoute cette version végétarienne de son "Whopper" à son menu dans 2.500 restaurants, ce qui en fait l'un des "plus gros lancements de l'histoire de la marque", a expliqué David Shear, président de la région Europe pour Burger King. Au Royaume-Uni, le nouveau sandwich sans viande sera lancé un peu plus tard, aux alentours du début d'année, précise-t-on dans le groupe.

Lire aussi : Le business prometteur de la "viande sans viande"

La marque affirme qu'elle devient ainsi la plus grosse chaîne de restauration rapide à offrir un hamburger végétarien en Europe. Burger King "pense qu'il y a du potentiel de croissance" pour les produits végétariens dans son enseigne, ajoute David Shear.

D'après lui, le burger végétarien aux États-Unis a même aidé les ventes de burgers à base de viande, car il attire de nouveaux clients qui normalement ne venaient pas dans l'enseigne de fast-food. Il s'est refusé à donner des chiffres sur les ventes aux États-Unis du Whopper sans viande, ou sur la part de marché visée en Europe.

Un marché de 100 milliards de dollars dans 15 ans

L'enseigne de restauration rapide, tout comme ses concurrentes Yum Brands et Kentucky Fried Chicken, a pris une longueur d'avance aux États-Unis sur le géant McDonald's, dont la croissance ces derniers mois a pâti d'un retard dans ces burgers végétariens.

Après avoir expérimenté en avril un Big Vegan en Allemagne, en collaboration avec Nestlé, McDonald's teste depuis fin septembre un cheeseburger sans viande au Canada mais n'est pas encore au stade d'une commercialisation à grande échelle.

L'industrie agroalimentaire se livre à une compétition mondiale sur le nouveau marché des protéines alternatives, afin de capter des consommateurs de plus en plus nombreux à adopter un régime vegan, pour des raisons écologiques, morales ou diététiques.

Lire aussi : Le français Ÿnsect lève 125 millions de dollars pour nourrir la planète avec des protéines alternatives

D'après JPMorgan, le marché de la viande à base de plantes pourrait atteindre 100 milliards de dollars d'ici 15 ans, dopé notamment par l'urgence climatique, car l'élevage bovin est l'une des industries les plus polluantes au monde.

Plus un marché de niche

Impossible Foods, dans lequel a investi le britannique Richard Branson, Beyond Meat, financé en partie par le milliardaire Bill Gates, rivalisent avec le néerlandais The Vegetarian Butcher, racheté récemment par le géant Unilever, et qui fournit Burger King en Europe.

Nestlé a déjà un hamburger à base de protéines de soja et de blé présent dans les rayons des supermarchés européens et américains depuis fin septembre

D'après une étude récente du cabinet de conseil Deloitte, "le temps où les produits alternatifs (à la viande et aux produits laitiers) appartenaient à une niche de marché est révolu".

"Le marché européen des (protéines) alternatives [...] représente 40% du marché mondial", et devrait atteindre 2,4 milliards d'euros d'ici 2025 contre 1,5 milliard en 2018, ajoute Deloitte.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/11/2019 à 14:02 :
SI je ne peux pas écrire un simple commentaire sans avoir le déficient mental aux fesses vous virez mon commentaire de base, point final.

JE ne savais pas que c'était un sujet aussi important mais bon en oligarchie en plein déclin "tout est bruit pour celui qui a peur" je suppose hein...
a écrit le 12/11/2019 à 13:29 :
Dilemme : manger un burger avec de la viande aux Hormones ou un burger au soja Ogm.
Je n'ai jamais choisi, je n'ai jamais foutu les pieds dans un de ces temples de la malbouffe...et j'engage tout un chacun à éviter ces établissements, fort pourvoyeurs d'obésité, de diabète et certainement de cancers et autres maladies degenerescantes.
a écrit le 12/11/2019 à 10:43 :
Le problème n'est pas ce que l'on mange mais la qualité de ce que l'on mange, prenez par exemple le principe du "blé complet" synonyme dans les têtes de naturel or un blé complet traité aux produits divers et variés sera plus nocif que la farine classique car prenant en plus la coque de la céréale à savoir celle qui est le plus exposée aux divers produits.

Donc si vous voulez manger du blé complet il le faut bio sinon il vaut mieux de la farine normale. Si on veut arrêter d'être empoisonnés il va falloir s'aventurer dans la pensée complexe sinon c'est mort et c'est le cas de le dire.

Parler du "mieux manger" c'est tacitement démontrer à quel point on s'est fait escroquer sur le sujet. "Le commerce est l'école de la tromperie" Machiavel

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :