C'est tendance dans la famille des Immeubles de Grande Hauteur (IGH). Tout comme la Tour Montparnasse doit devenir, d'ici les JO de 2024, une « icône de la révolution énergétique du 21ème siècle », la Tour Bretagne, à Nantes, dont rénovation vient d'être annoncée par le groupe immobilier Giboire, co-propriétaire de l'édifice, va être transformée en un « emblème exemplaire de réhabilitation écologique ». Celle qui, construite entre 1971 et 1976, devait accueillir en son sein... une station-service -le projet n'a jamais vu le jour- va être désamiantée pour se nourrir d'une conception bioclimatique, de déchets recyclés, de matériaux biosourcés, d'espaces végétalisés, d'énergies vertes en se connectant, notamment, au réseau de chaleur de la ville...
Plutôt qu'une déconstruction/reconstruction, les copropriétaires (Giboire pour 76%, Nantes Métropole pour 20%, Orange et quelques petits propriétaires de garages pour le reste) ont opté pour une réhabilitation, moins impactante pour l'environnement. « Ce que l'on observe habituellement, c'est une réduction de l'impact carbone de 40% avec ce type d'intervention», assure Geoffroy Petit, directeur de la promotion du groupe Giboire, engagé dans une opération de réhabilitation comparable avec un bâtiment de douze étages, à Vannes, abritant autrefois la CPAM. Un site amianté transformé en logements. « On sait faire », mentionne Michel Giboire, PDG du groupe immobilier rennais qui revendique une vingtaine d'opérations de réhabilitation en cours. En novembre 2021, il inaugurait, avec Archipel Habitat, un programme immobilier de 138 appartements dont trente-quatre logements passifs, à Rennes. Cette même année, le promoteur lançait la construction de « Paris Venelles » dans la capitale. Un chantier à ossature bois, visant le zéro carbone, le zéro déchet et le zéro rejet. A Vannes, la démarche aurait permis d'éviter l'émission de 2800 tonnes de carbones et le déplacement de 10.000 camions...