L'éolien en mer pourrait devenir la première source d'électricité en Europe

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(Crédits : Reuters)
Encore peu développées, les éoliennes offshore offrent un "potentiel quasi illimité", estime l'Agence internationale de l'énergie, qui prédit une forte accélération des investissements dans le secteur.

À 23 kilomètres au large de Zeebruges, au nord de la Belgique, le spectacle est saisissant. Dans la mer du Nord, entre les ferries rejoignant le Royaume-Uni et les porte-conteneurs, les éoliennes s'étendent à perte de vue: plus de 250 mâts, dont certains s'élèvent au-delà 200 mètres, répartis sur neuf parcs voisins qui s'étendent sur une bande longue d'une trentaine de kilomètres. Et ce n'est qu'un début: ce champ, déjà l'un des plus grands du monde, doit encore doubler de taille, ce qui lui permettra d'alimenter deux millions de foyers.

Encore très peu développé, l'éolien en mer représente seulement 0,3% de l'électricité produite dans le monde. Mais il offre un "potentiel quasi illimité", avance Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Dans un rapport publié fin octobre, cette organisation basée à Paris prédit ainsi une forte accélération des investissements dans le secteur, en particulier en Europe et en Chine. D'ici à 2040, l'éolien offshore pourrait même devenir la première source d'électricité sur le Vieux-continent.

Baisse des coûts

Cet essor va être porté par la forte baisse des coûts. "Aux Pays-Bas, ils ont chuté de 70% en huit ans", souligne Lydia Schot, directrice de l'éolien en mer chez Eneco, groupe énergétique néerlandais, co-développeur de l'un des neuf parcs offshore belges, baptisé Norther. Cette évolution s'explique notamment par l'augmentation de la puissance des mâts, qui permet de réaliser des économies d'échelles, et par la baisse du prix des turbines. Mais aussi par l'arrivée "de navires spécialement conçus pour l'installation d'éoliennes", souligne la responsable d'Eneco.

Aux Pays-Bas, le dernier appel d'offres a été accordé au prix de 44 euros le mégawattheure (MWh). En France, celui de Dunkerque a été remporté par EDF, en mai dernier, au tarif de 50 euros. "C'est inférieur au coût du nucléaire déjà amorti", souligne Pauline Le Bretre, déléguée générale de l'organisation professionnelle France Energie Éolienne. Le offshore est également plus compétitif que l'éolien terrestre, dont les derniers appels d'offres français se sont joués au-delà des 60 euros.

L'éolien en mer présente en effet plusieurs avantages. D'abord, les vents sont plus réguliers et plus forts. Les éoliennes peuvent en outre être plus grandes, permettant d'aller chercher des vents plus intenses. Ces deux éléments se traduisent par un facteur de charge plus important. Au large de Zeebruges, les 44 éoliennes de Norther tournent ainsi à pleine puissance "près de la moitié du temps", assure Tom de Clerck, le responsable du parc. De quoi compenser des coûts d'installation plus élevés que sur terre.

Éolien flottant

Pour réduire encore davantage les coûts, la filière s'est lancée dans une course au gigantisme. Dans le port de Rotterdam, General Electric teste ainsi une éolienne culminant à 260 mètres, dont les pales dépassent les 100 mètres. Sa turbine de 12MW est 50% plus puissante que celles installées à Norther. Dans le même temps, la taille des parcs suit une évolution exponentielle. Au Royaume-Uni, le projet Dogger Bank prévoit l'installation de 630 éoliennes, un record. À lui seul, il pourra produire 5% de l'électricité consommée outre-Manche.

Ces champs plus vastes permettent de réaliser des économies d'échelle supplémentaires, en particulier sur la maintenance et sur le raccordement au réseau électrique, assuré par des câbles sous-marins. L'augmentation de la capacité va d'ailleurs devenir cruciale, alors que "les nouveaux projets vont s'implanter plus loin des côtes", augmentant ainsi les coûts du raccordement, souligne l'AIE. Selon ses estimations, ils représenteront bientôt 50% de la facture totale.

L'essor de l'éolien en mer doit également être tiré par le développement des éoliennes flottantes, qui sont fixées sur un socle rattaché au fond de la mer par des câbles. Elles devraient permettre d'installer des mâts plus loin des côtes où les eaux sont plus profondes. Et "où les éoliennes traditionnelles ne sont pas économiquement viables", note le rapport de l'AIE. La technologie, qui demeure encore en phase de tests, "pourrait permettre de capter des ressources de vents encore inexploitées", s'enthousiasme l'AIE.

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a écrit le 02/11/2019 à 16:51 :
Quel sera le prix par Mw/h tout inclus produit par le future hum centrale de Flamanville?
a écrit le 02/11/2019 à 11:50 :
On couple avec des hydroliennes, histoire de rentabiliser le terrain maritime occupé par les éoliennes et on double la production (intermittente, quoique) du vent par celui des courants marins qui est, elle, permanente.

En fin de vie on récupère le matos, en ne laissant que les plots en béton qui serviront de supports pour les organismes marins fixés.

Ce n'est qu'une partie du mix énergétique mais elle peut être substantielle étant donné que la France a l'un des tous premiers domaines maritime au monde.
Réponse de le 06/11/2019 à 15:09 :
En fin de vie on les remplace par des neuves puisque l'infrastructure est déjà en place. On peut aussi rentabiliser au mieux les espaces marins entre les éoliennes en immergeant des milliers de structures en bois spécialement conçues pour abriter toute une faune et une flore aquatique. Ces espaces deviendraient de grands réservoirs de poissons, pour le plus grand bonheur des pêcheurs et plongeurs.
a écrit le 02/11/2019 à 9:30 :
Plutôt que de ces gesticulations (solaire et éolien qui coûtent plus qu'ils ne rapportent), on ferait mieux de se concentrer sur le nucléaire 4 ème génération ASTRID (abandonné en Juillet 2019). Cette centrale ne produit pas de déchets et peut même ré-utiliser les déchets des anciennes stations: 250 000 tonnes stockées = assez pour 3000 ans d'électricité !
a écrit le 02/11/2019 à 9:23 :
Quitte à utiliser de l'espace marin avec des champs d'éolienne, on pourrait les coupler à des hydroliennes, qui ont l'avantage de ne pas être intermittentes, de ne pas géner la navigation, ni la vue des bobos, ni les petits oiseaux, ni les faisceaux radars.

Et ca tranquilise les naîfs (?) qui n'ont pas compris que le coût actuel de l'énergie nucléaire n'intègre pas encore les coûts d'arrêts, de démantèlement et de stockage des déchets et que même avec des métaux rares (recyclables) une éolienne ne laisse pas de déchets irradiant derrière elle.
a écrit le 02/11/2019 à 8:06 :
L'éolien, c'est du vent, grassement sub"vent"ionné, pour une puissance utile médiocre. Énergie "Renouvelable", plutôt "intermittente" pas de vent, rien, trop de vent, rien, comme le solaire d'ailleurs. Pour le solaire, il serait utile de recouvrir tous les immenses hangars des zones industrielles plutôt que les prairies.
Réponse de le 03/11/2019 à 13:20 :
Sans même parler de la décote des maisons qui Ont la malchance d’avoir la vue sur une superbe éolienne.
a écrit le 01/11/2019 à 20:04 :
Vous racontez ce que vous voulez, quand il fait fait froid .... y'a pas de vent . Un marin qui vous le dit !
a écrit le 01/11/2019 à 12:44 :
Quand on parle de l’éolien on constate que ce n’est pas toujours la panacée pour produire de l’électricité d’origine renouvelable, et que ce n’est pas non plus la moins chère. On a constaté en Allemagne en particulier, que l’énergie d’origine solaire était déjà moins chère, et au détriment des nouvelles concessions pour l’éolien.

Toutefois dans ces deux domaines on peut encore d’avantage faire baisser les coûts d’exploitation et de production avec le recours à de nouvelles catégories de materiaux avancés comme les carbones vitreux adamantins (il n’y a pas que les carbones vitreux graphitiques qui existent) pour la protection et contre l’érosion et la corrosion des pales d’éolienne et sans le recours à certains materiaux exotiques tres toxiques.

Idem pour réduire les coûts de la maintenance et pour augmenter la durée de vie des engrenages avec d’autres catégories de materiaux en carbone comme les ta-C et pour augmenter l’efficacité énergétique du solaire avec le recours à des encapsulements transparent anti-réfléchissant, antierosion, anticorrosion et antisalissures qui associés à d’autres avancées photovoltaïques , c’est de coûts de production à 10€ le Méga Watt heure qu’il est question soit cinq fois moins cher qu’avec l’éolien en mer et environ dix fois moins cher qu’avec le nucléaire
Réponse de le 01/11/2019 à 19:30 :
Les intermittences de l'éolien et du solaire sont saisonnières dans nos contrées : il y a du vent en hiver et du soleil en été. Ces deux technologies sont donc complémentaires, il est nécessaire de déployer les deux.
a écrit le 01/11/2019 à 11:18 :
Rappelons que ce tarif de 50€/MWh pour l’éolien offshore de Dunkerque n’a été obtenu qu’en transférant la charge du raccordement en mer de ce parc à RTE. Et ça se verra sur la facture, il y en a pour 7 milliards d’euros...
La tendance aujourd’hui est en réalité à une dissimulation des subventions et coûts induits. Et de ce fait, rassurez-vous, la facture continuera d’augmenter....
Réponse de le 01/11/2019 à 18:59 :
Sources de ce que vous avancez svp.
7 milliards... Je sais bien qu'EDF a remporté l'appel d'offre, mais c'est d'éolien dont on parle, pas d'EPR. 7 milliards... La prochaine fois que vous voulez manipuler les gens, prenez des chiffres plausibles vous serez plus crédible. 7 milliards...
Réponse de le 02/11/2019 à 2:44 :
Les défenseurs du nucléaire n'hésitent pas à propager des mensonges. Ils sont désespérés car le nucléaire n'est pas seulement très dangereux et une catastrophe peut coûter très cher (Fukushima coûtera 500 milliards d'euros ! au contribuable japonais) mais en plus il n'est pas du tout compétitif, même le nucléaire historique , face aux énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque.Au Chili,le dernier appel d'offres d'une centrale photovoltaïque revient 3 fois et demi moins cher que les EPR d'EDF à Hinkley point en Angleterre (prix du MW/h ).Et même avec le coût du stockage pour supprimer l'intermittence, ça revient moins cher. Et le coût du stockage reviendra de moins en moins cher avec les technologies en cours de développement.
a écrit le 01/11/2019 à 10:16 :
Bon même si l'éolien n'est pas satisfaisant, il faudra bien trouver des énergies du substitution aux hydrocarbures; pour cela il faut commencer dès maintenant.
a écrit le 01/11/2019 à 9:42 :
"Près de la moité du temps", et quand elles ne tournent pas, on fait quoi, on souffle dessus ?, Rappelons qu'on ne sait pas stocker l'électricité, donc l'appoint se fait avec des centrales au fioul ou au charbon. Super moderne écolo !
Réponse de le 01/11/2019 à 18:43 :
Je vous mets au défi de nous donner un seul scénario de transition énergétique qui prévoit l'installation de backup fossile pour pallier l’intermittence des ENR.
L’intermittence ça se gère, on est loin d'être démunis et non je ne pense pas au stockage électrique (même s'il sera nécessaire en faible proportion).
Réponse de le 03/11/2019 à 13:29 :
Ces intermittences nécessitent en effet d’autres installations de production (construction/exploitation) dont le coût est à intégrer au bilan de l’éolien ou du solaire. Les chiffres qui sont mentionnés ne représentent absolument pas la réalité... c’est un mensonge.
Réponse de le 03/11/2019 à 18:17 :
@Houyo : L'éolien nécessite des centrales à gaz en back-up.
a écrit le 31/10/2019 à 20:27 :
Pouvez vous nous parler des "terres rares "qui servent a la construction des eoliennes et de la façon dont on les exploitent, du recyclage des pales , difficilement recyclables.Veolia pourrait vous renseigner et d'approfondir les consequences du rendement tres faible des eoliennes , ce qui implique notamment en Allemagne l'appui des centrales a Lignite
Il y a de plus en plus de questions sur ces "engins" qui en plus , defigurent le paysage, et sans parler des nuisances locales que l'on commence à connaitre
Réponse de le 01/11/2019 à 9:47 :
A tous ceux qui sont réfractaires aux éoliennes et qui ne peuvent se passer d'électricité, je vous invite à être en adéquation avec vos propos et à résilier votre contrat d'électricité, puis produire et stocker vous même votre électricité. Il n'est pas sûr que vous soyez plus vertueux que les industries productrices d'électricité (sauf nucléaire bien-sûr, car il serait difficile d'imaginer un réacteur nucléaire dans son jardin).
Quant aux solutions écolo sans éoliennes géantes pour fournir de la puissance électrique à l'industrie et au reste du pays, n'hésitez pas à faire vos propositions au gouvernement qui serait ravi de développer vos idées. La production d'électricité décarbonnée passera par un mixte énergétique dont l'éolien.
Le maintien du niveau de tension électrique du réseau national est très compliqué et nécessite des arbitrages.
Pour les puristes, il reste encore la possibilité de vivre sans électricité et de s'éclairer à la bougie (romantisme garanti).
En conclusion, il n'y a pas de solutions parfaites, il nous faut choisir les moins pires et évoluer vers plus de vertu.
Réponse de le 01/11/2019 à 19:10 :
D'accord avec Electronlibre. Belenos, vous devriez suivre vous même votre conseil et approfondir vos connaissances sur le sujet. Le rendement des ENR n'est pas essentiel puisqu'on ne paye pas l'énergie primaire (l'EROI en revanche est important). Mais vous vouliez surement évoquer le facteur de charge, pourtant là encore ce n'est pas critère pertinent pour juger de l'utilité d'une technologie (en moyenne les véhicules particulier stationne 95% du temps, est-ce pour autant que vous allez vendre votre voiture?). Les éoliennes se recyclent très bien, seules les pales (qqs % de la masse totale d'une éolienne) ne sont valorisables qu'énergétiquement (comme tout ce qui fabriqué en matériaux composites)
a écrit le 31/10/2019 à 20:22 :
L'éolien, le solaire, les usines marémotrices, l'énergie géothermique,l'énergie hydraulique, la biomasse,l'énergie hydrolienne,l'énergie des vagues,l'énergie osmotique etc, etc,....
Les énergies se doivent d'être plurielles pour être rentables. Ne parler que d'une seule énergie est une erreur d'analyse et un manque de vision à long terme.
a écrit le 31/10/2019 à 18:35 :
Je suis heureux que l'éolien soit moins cher que le nucléaire. Les subventions a l'éolien seront donc supprimées ce qui réduira le prix de l'électricité. ... A moins que j'ai mal compris.
Réponse de le 01/11/2019 à 8:45 :
On le voit partout en Europe (Allemagne, Danemark, etc..). ...Je plaisante et c'est tout l'inverse qui se passe ! Vous avez raison.
Réponse de le 01/11/2019 à 19:12 :
Personne ne prétend que le prix de l'énergie va baisser, bien au contraire et ce quelque soit les solutions mises en œuvre à l'avenir (nucléaire, ENR, autres). La fête est finie, il va falloir vous y faire.
a écrit le 31/10/2019 à 16:56 :
Je ne comprends pas pourquoi on ne dit pas la vérité sur les énergies renouvelables....L'utilisation du conditionnel dans le titre est quant à lui approprié...
a écrit le 31/10/2019 à 14:19 :
Mais que le Monde est bête! C'est pas cher, c'est écolo, c'est joli, les poissons sont contents, et le Monde n'use de cette techno qu'à hauteur de 0,3%, et encore à grands coups de subventions publiques (argent détourné, volé, qui finance tout sauf de la production d'électricité etc..voir l'affaire Nethys). Il faut remettre des chiffres crédibles dans tout cela, faire l'analyse des nuisances y compris les énergies nécessaires à combler l'intermittence, et sortir de cette attitude béate qui encense une techno. dont nos voisins (allemands, danois..) reviennent. Et très sagement, si on commençait à viser un objectif raisonnable de 5% maxi?
Réponse de le 01/11/2019 à 19:22 :
"(...) une techno. dont nos voisins (allemands, danois..) reviennent." Alors là pas du tout ! Je sais, je sais vous allez me sortir les quelques articles allants dans ce sens et qui ont fait flores en France. Pourtant, je vous assure que l'energieweide est toujours à l'oeuvre outre-Rhin et quelle est soutenue par la population (vous avez vu le score des verts aux européennes en Allemagne?). Attention, j'ai pas dit que tout était parfait, mais vu l'ampleur de leurs efforts, c'est bien normal qu'il y ait des problèmes ici et là. Vous voulez comparer avec la politique énergétique de la France? Moi je crois qu'on n'a pas de leçon à leur donner...
a écrit le 31/10/2019 à 14:02 :
et perturber le courant du Gulf Stream ?
a écrit le 31/10/2019 à 13:10 :
Les rendements vont continuer à augmenter et donc le coût de production du Mw/h d'électricité diminuera encore plus.Quant à l'intermittence utilisée comme argument par les défenseurs du nucléaire et du pétrole,contre les énergies renouvelables,des solutions se développent rapidement,notamment en Allemagne.
En ce qui concerne le remplacement et démantèlement des éoliennes qui deviendront vétustes,ce sera beaucoup plus facile que pour le démantèlement des centrales nucléaires,dont les déchets atomiques restent radioactifs pendant des centaines de milliers d'années.En plus ,on ne risque pas,avec l'éolien,un accident comme Tchernobyl ou Fukushima aux conséquences catastrophiques.
Réponse de le 31/10/2019 à 16:20 :
Pour l'augmentation du rendement - vous pouvez développer.
L'intermittence autre que le gaz - solutions ?
Démantèlement d'éolienne - d'accord avec vous la société propriétaire disparaitra et les propriétaires du terrain seront en charge.
Pour l'accident de référence de nos types de réacteurs je préfère TMI.
Reste les déchets je suis d'accord avec vous.
Réponse de le 31/10/2019 à 16:46 :
"Les rendements vont continuer à augmenter" avec des éoliennes de 500m de haut et des pales de 200m ?
Plutôt le prix de l'énergie produite qui baisse, baisse, c'est pas aisé d'améliorer le rendement des ventilateurs, il faut surtout du vent permanent, pour éviter les trous de production. Pour les barrages, des auges bien étudiées (moyens modernes, modélisation d'hydrodynamique numérique) peuvent améliorer de 2% le rendement, c'est un grand pas en ne changeant que la turbine. Souvent ça plafonne, le rendement.
Réponse de le 01/11/2019 à 7:05 :
C'est sûr le coût du MW/h va surement diminué mais pour ce qui est du MWh c'est moins certain! Je suis tout à fait convaincu par vos arguments en béton
Réponse de le 01/11/2019 à 13:45 :
Je vous propose d’attendre que l’Allemagne decommissione ses derniers réacteurs nucléaires et ses centrales à charbon et lignite avant de pouvoir prétendre quoi que ce soit, cela serait plus prudent. Il est prévu 2038 de qu laisse pas mal de temps pour changer d’avis. D’ailleurs en ce moment l’Allemagne Termine le doublement de son gazoduc russe. Ce qui laisse à penser qu’ils sont encore loin de la neutralité carbone.
a écrit le 31/10/2019 à 13:07 :
44 euros de coût de revient ? Mais alors comment se fait il que le prix de rachat du mgw/h du projet eolien du treport est fixé à 150 euros ? Une hérésie économique que le consommateur et le contribuable vont très chèrement payer. Et les tonnes de métaux des anodes sacrificielles qui vont de déverser dans les océans ?
a écrit le 31/10/2019 à 13:04 :
Pour moi qui suis des bords de mer, pas un touriste venu occuper le coin, je suis ravi de voir arriver ces grands oiseaux blancs, ça créera des zones de repeuplement de poissons crustacés et coquillages et limitera le chalutage, et si ca ennuie L'Idiot qui a acheté à bas prix un appartement tout en se moquant pas mal des gens derrière, je dirais chacun son tour d'avoir un truc qui bouche la vue.
Et puis faut être objectif, il faudra un jour faire le choix: centrale EPR, ou champ d'éoliennes.
a écrit le 31/10/2019 à 12:48 :
Super super, mais quand le vent s'arrête on fait comment ? Le lobby éolien lui tourne à plein régime ...
Réponse de le 31/10/2019 à 16:51 :
quand le vent s'arrête, on souffle ! :-) Pas pratique si c'est à 20km des côtes, faut y aller...
Avec des parcs un peu partout ça fournit bien quelque part, c'est la mutualisation qui compte.
Il sera important de stocker ce qui est fourni le jour pour boucher la pointe de consommation le soir quand les gens rentrent chez eux.
Les panneaux quand le ciel est couvert ça produit mal, au ralenti.
Faut-il pour autant laisser tomber tout ça ? Si y a des défauts = poubelle. (de recyclage bien sûr) La voiture ça pollue, faut-il la jeter de suite ? Vivre pollue, faut-il continuer ? :-)
Réponse de le 31/10/2019 à 19:26 :
Zone de haute pression sur la France, stable, qui pourra durer une dizaine de jours. Les éoliennes produiront 30 % de leur capacité maximale (soyons optimistes) ... C'est bien embêtant . Ah ! on me dit dans l"oreillette que le vent souffle en périphérie de la zone haute pression. C'est à 5000 km. Le pays dans la zone concernée veut il bien exporter un peu de courant ? Les réseaux existent ils ? Combien ca va nous couter ?
a écrit le 31/10/2019 à 12:33 :
Oui mais encore faut-il vaincre tous les lobbies du genre "not in my backward" et négocier avec les pêcheurs qui veulent se faire de l'argent facile!
a écrit le 31/10/2019 à 12:03 :
Mensonge par omission? Il manque à mon avis un mot :"..Première source d'énergie renouvelable en Europe". Pour mémoire la France c'est quelque 8000 moulins pour 5% de l'électricité produite. En outre, les système Danois ou Norvégien ne sont pas hélas transposables dans d'autres pays.
a écrit le 31/10/2019 à 11:06 :
ca tue des milliards d'insectes par jour, ca pollue, ca fait du bruit et on ne sait pas comment les demanteler le jour venu
les allemands se posnet deja des questions la dessus
dans 10 ans greta langstrumpf va sortir ses couettes haineuses de sa taniere contre ces usines qui tuent des milliards d'insectes et demolissent les ecosystemes
Réponse de le 31/10/2019 à 13:01 :
Quittez ce pseudo, vous n'en etes pas digne.
Réponse de le 01/11/2019 à 19:56 :
@Steph

En effet, je pensais la même chose. Il y en a qui n'ont pas froid aux yeux...
a écrit le 31/10/2019 à 10:54 :
Par ailleurs, encore une fois, il ne faut pas confondre "capacité de production" d'un parc et capacité à délivrer de l'électricité aux gens au moment où ils en ont besoin.
Et dans les coûts de l'éolien, intégrer la gestion de l'intermittence par des énergies pilotables + le renforcement des réseaux. Ce qui n'est jamais fait et explique donc que, ô miracle, les coûts de l'éolien deviennent "bon marchés" !!! Ce qui est évidemment totalement faux pour qui s'intéresse un minimum au sujet et n'absorbe pas béatement le discours publicitaire de la filière.
a écrit le 31/10/2019 à 10:52 :
La vie marine a déjà diminué de 50% depuis 1970 (chiffres WWF). La biodiversité marine vous remercie de votre enthousiasme débordant à détruire son habitat.
a écrit le 31/10/2019 à 10:39 :
De l’art de mentir: à 44€ le mgwh, on est au dessus du nucléaire historique qui est de 43€ (tarif de l’arenth). Par ailleurs, même en tenant compte d’un facteur de charge de 50% (qui n’est pas atteint d'après L’article), il faut tenir compte du prix de la centrale au gaz qui tournera les 50% restant, soit au moins 60€ le mgwh, en émettant 350g de co2 au kwh, soit 350kg de CO2 au mgwh. Dans ces conditions, le prix de revient est donc de 0,5*(44+60+0,350*100) soit 70€ le mgwh, en tenant compte d’un prix du carbone de 100€ la tonne. Soit un surcoût de 50% au moins. Et à condition qu’on continue de trouver du gaz et qu’on le brûle alors qu’on veut être à la neutralité carbone en 2050. Bonne chance à ceux qui pense que c’est la solution pour une énergie moins chère et qui lutte contre le réchauffement climatique.
Réponse de le 03/11/2019 à 1:04 :
sauf que le nucléaire (pré)historique ne sera plus dans 20 ans et que les EPR ne produiront pas à moins de 120 € /mWH.
Soit plus de deux fois plus que le cout actuel des énergies renouvelables, et qui est en chute libre.

Pour ce qui est du facteur de charge, je vous signale seulement qu'une centrale nucléaire est en arrêt 1/3 de son temps pour maintenance et recharge et que 70% de l'énergie dégagée par le fission est gaspillée en vapeur d'eau. Ce n'est pas du tout un dispositif efficace.
a écrit le 31/10/2019 à 10:17 :
Bien sûr il faut juste arriver à s'imposer face au lobby de la pêche, du fret et du tourisme mais l'UE a t’elle encore une quelconque puissance pour ceci ? ET l'énergie marée motrice ?

ON est coincé dans l'impasse généré par le déclin de notre oligarchie.

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