Les déchets nucléaires, un problème qu'aucun pays n'a encore résolu

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Les seuls combustibles usés, qui concentrent l'essentiel de la radioactivité, représentent déjà en Europe plus de 60.000 tonnes.
Les seuls combustibles usés, qui concentrent l'essentiel de la radioactivité, représentent déjà en Europe plus de 60.000 tonnes. (Crédits : Reuters)
Aucune solution définitive de stockage n'a encore été trouvée pour le stockage de ces déchets, pointe le premier rapport international sur le sujet. Et le coût du traitement est sous-estimé.

70 ans après les premières utilisations de l'énergie nucléaire en Europe, la gestion des déchets qui en découlent reste, malgré leurs volumes et leur danger, un défi ouvert. C'est le constat affligeant qui ressort du premier rapport international sur le sujet publié mardi 4 novembre. Rédigé par dix experts internationaux, il compare les données disponibles sur les types et les quantités de ces déchets, leurs risques, leurs coûts et leurs solutions de traitement dans 16 pays européens ainsi qu'aux Etats-Unis.

« L'accumulation de déchets radioactifs reste un problème non résolu dans la plupart des pays nucléaires », en conclut l'expert français Yves Marignac, chef du pôle Expertise énergies nucléaire et fossiles de l'Institut négaWatt, qui en souligne les « enjeux techniques et financiers énormes ».

6,6 millions de mètres cubes de déchets à prévoir

Ces déchets représentent en effet des quantités non seulement gigantesques, mais croissantes. Les seuls combustibles usés, qui concentrent l'essentiel de la radioactivité, représentent déjà en Europe plus de 60.000 tonnes - et ce sans compter la Russie et la Slovaquie, dont les données n'ont pas été jugées suffisamment fiables. Globalement, les réacteurs nucléaires européens pourraient produire, sur l'ensemble de leur durée de vie et en tenant compte de tous les types de déchets nucléaires,...

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Commentaires
a écrit le 08/11/2020 à 9:38 :
Bon , ils faut savoir que nous prévoyons une solution d'enfouissement .... Mais dernierement , beaucoups font tous pour retarder se proget ... Maintenant si se n'est pas une solution diffinive , mais un moyen de proteger et dè stoquer ses matière dangeureuse et radioactive ...
L'avenir nous donnera peut être dès solution de remplacement de cette energie .
a écrit le 06/11/2020 à 19:48 :
C'est affligeant la place que prennent ces trolls dans les médias qui se cachent derrière des pseudos et qui poursuivent qu'un seul but : la diffamation de toute expertise indépendante dont les résultats ne correspondent pas aux dogmes de la réligion nucléaire. Des gens qui ne savent que penser en pro (eux) et anti. Des gens qui n'ont aucun respect, ni des personnes, ni des faits. Car oui, il n'y a pas que des opinions dans le domaine du nucléaire et de l'énergie, il y a des faits.

Alors, svp, arrêitez les insultes, enlevez vos masques et discutez du contenu ! Où sont donc les problèmes dans le rapport présenté dans cet article de La Tribune ? Lisez le, prenez des notes et faites des critiques intelligentes.

Cela fait 35 ans que je travaille sur le plutonium. Il suffit d'une phrase à un lecteur super-spécialiste pour décréter que le plutonium ne serait pas un problème "puisque son potentiel énergétique est là aussi immense". Aucune logique. Un autre dit simplement que le stockage des déchets pendant "100 ou 1000 ans" (qu'importe) n'est "sans aucun problème". Sûr ? Pourquoi alors il y a toujours la très grande majorité des combustibles irradiés dans les pays nucléaires dans les piscines — comme nous apprend le rapport en question — vulnérables aux chutes d'avion et aux attaques terroristes. Un feu de combustibles irradiés dans une piscine ferait apparaître la fusion de coeur d'un réacteur comme accident mineur. C'était le scénario le pire envisageable à Fukushima - dans le réacteur qui n'était pas en service...

Par ailleurs, Yves Marignac est diplômé en Sciences de l’information à l’Université Orsay / Paris-Sud. Il est membre de l’International Panel on Fissile Materials (IPFM) basé à l’Université de Princeton aux USA, et membre des Groupes Permanents d’experts de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) en France pour les réacteurs nucléaires (GPR) et pour les équipements sous pression nucléaires (GPESPN).

Une co-autrice du rapport en question est d'ailleurs l'ex-patronne de l'autorité de sûreté nucléaire américaine NRC.

Et ce n'est pas une blague !
a écrit le 05/11/2020 à 15:15 :
Faire référence à Yves MARIGNAC comme expert! C'est juste un antinucléaire notoire chantre de l'écologisme, une blague... Plus sérieusement, il faudrait savoir de quoi on parle. Un déchet posant potentiellement problème est par définition un déchet confié à dame nature. Après la définition de déchet varie selon comment on aborde le sujet. En matière nucléaire, l'uranium appauvri issu du processus d'enrichissement ou du retraitement, est-il un déchet? La réponse est non puisque son potentiel énergétique est immense. L'actinide majeur qu'est le plutonium est-il un problème? Là encore, la réponse est non, puisque son potentiel énergétique est là aussi immense. Encore faudrait-il aller vers les réacteurs de quatrième génération qui seraient en capacité de fournir de l'énergie pour plus d'un millier d'année sans extraction minière juste en fermant le cycle. Il manque juste la volonté stratégique d'un état garant de son indépendance. Il faut savoir également, que les déchets ultimes représentent un volume très faible, en gros une piscine olympique depuis le début du programme nucléaire français. En rapport à l'énergie produite, c'est rien du tout.
Cordialement
a écrit le 05/11/2020 à 13:35 :
Interressez vous à l'histoire. Et cherchez à répondre à la question pourquoi a t on choisi le combustible Uranium avec une technologie à eau pressurisée. Regardez la ou les alternatives. Regardez la durée des déchets.
Le refroidissement par eau, met les installations en risque par rapport aux inondations et aux tsunamis.
Regardez le risque tsunami en France (volcan sur l'île de Palma)
Un refroidissement par air permet de mettre les installations hors risque naturel.
L'utilisation d'un autre combustible nucléaire permet des déchets de 300 ans.
Une autre technologie permet une sécurité essentiellement passive.
La solution pour exploiter aussi ces déchets existe depuis les années 60.
Bonne recherche.
Journalistes de la tribune, je suis joignable.
Réponse de le 06/11/2020 à 9:31 :
La recherche primaire tournait autour de deux filières, l'une au sels de thorium et une autre dite à eau pressurisée, cette deuxième fut retenue en raison de sa puissance massique et de sa possibilité de la caser dans une coque de sous marin en l'espèce saluons au passage Hyman George Rickover. En outre, d'autres filières réalisaient des réacteurs qui produisaient le plutonium sacré. Notons que la convention d'Euratom (1972 je crois) nous interdit la construction de réacteurs dit instable cas de Tchernobyl. Il est clair qu'à cette époque l'écologie n’était pas au programme. Question: qu'avons nous fait depuis ?
Réponse de le 01/12/2020 à 14:14 :
Les gens qui ont fait se choix, mutualiser avec la bombe. Ne sont plus de ce monde ou sucrent les fraises...
La force de l'habitude fait rester sur l'uranium. 60 d'un dogme ne s'efface pas surtout avec les anti tout.
Même Nicolas Hulot ne connaissait pas le Thorium, il n'a même pas approfondi la question d'un député. C'est renouvelable et puis c'est tout.
Oui, le thorium sels fondus fluorés a refroidissement par air... Avec des déchets de seulement 300 ans et beaucoup moins nombreux qu'avec l'uranium.
les sels fondus permettent aussi d'incirporer et consommer les actinides.
Le traitement se réalise sur place et les déchets sont aussi stocké sur place. Rien ne sortirai vers La Hague ou Bure...
Les indiens et les chinois investissent massivement sur le Thorium, peut être pas avec des sels fondus fluorés, l'écologie le maximum de sécurité n'est pas tout à fait leur tasse de thé.
a écrit le 05/11/2020 à 13:28 :
Quel problème avec les déchets nucléaires ? On peut stocker ces déchets pendant 100 ou 1000 ans sans aucun problème pour l'environnement. D'ici là on aura trouvé le moyen de les évacuer dans l'espace, ou mieux de les retraiter pour en faire...des batteries qui durent 1000 ans (en fait c'est déjà possible !). Le problème urgent actuel c'est le CO2, et le nucléaire par la fission est toujours une des solutions du réchauffement climatique. Evidemment quand la fusion aura remplacé la fission il est bien évident que l'homme pourra alors se passer de la fission et de ses défauts. Mais à chaque problème sa solution. Il est faux de dire que les déchets sont un problème insoluble puisqu'il suffirait d'un ascenseur spatial pour envoyer tous nos déchets vers le soleil et régler ce détail en quelques années.
a écrit le 05/11/2020 à 11:28 :
Le recyclage par Superphénix fonctionnait pourtant, contrairement a ce qu'on a essayé de faire croire pour des raisons stratégiques...
a écrit le 05/11/2020 à 11:15 :
Actuellement on parle d'utiliser "les déchets" comme source d'énergie, qu'en est il déchets nucléaires?
Réponse de le 05/11/2020 à 13:44 :
Pour détruire les déchets de longues vie, il faut les bombarder avec des neutrons.
Une technologie existe depuis les années 60 qui permet de faire cela.
Le démontrateur a fonctionné 4 ans.
Pourquoi ne pas l'avoir préféré au nucléaire à l'Uranium eau pressurisé ?
a écrit le 05/11/2020 à 10:56 :
Les déchets nucléaires, ce "problème" qui ne tue personne, qui ne fuit pas dans l'environnement, qui est correctement financé, surveillé par des Autorités indépendantes, contrairement à... à peu près tous les autres déchets humains.

Il y a aujourd'hui un consensus scientifique mondial sur la solution du stockage géologique profond.

Mais les antinucléaires militent pour la bloquer. Par une guérilla juridique comme par des occupations illégales de terrains.

Parce que les antinucléaires affirment depuis des décennies qu'"il n'y a pas de solution aux déchets nucléaires", ils font tout ce qu'ils peuvent pour que Cigéo ne vienne pas les contredire.

... ce qui prouve paradoxalement que les déchets nucléaires ne sont pas vraiment un problème, puisque même les antinucléaire se fichent qu'on leur trouve une filière de long terme.
a écrit le 05/11/2020 à 10:52 :
J'ai lu quelque art que des rayons lazers pouvaient detruire la nocivité des dechets . Est-ce vrai ?
Réponse de le 05/11/2020 à 13:12 :
C'est le prix nobel de physique 2018 Gérard Mourou qui a proposé cette solution.
Réponse de le 05/11/2020 à 13:45 :
Et vous les alimentez avec quelle énergie ces lasers ?
Il y a plus efficace, les déchets peuvent être réduits en produisant de l'énergie... Donc gratos !
a écrit le 05/11/2020 à 9:58 :
La France importe 100% de son uranium soit environ 9 000 tonnes de minerai par an.
La facture annuelle oscille entre 0,5 et 1 Milliard d'Euros mais qui n'est pas intégrée dans la balance énergétique (?).
Nos premiers fournisseurs s'appellent le Niger, le Canada et le Kazaskhstan.
Quand la fission est réalisée dans les réacteurs et malgré les progrès technologiques , les déchets radioactifs sont encore plus ... radioactifs !
Certes , il y a le retraitement qui permet une optimisation de ces combustibles mais au final , le produit ultime est encore plus dangereux avec une durée de vie sur le long terme de plusieurs milliers d'années !
Bref , la poubelle des déchets radioactifs continue de gonfler et il faudra un jour proche comprendre que l'énergie nucléaire n'est pas plus propre que d'autres matières fossiles comme le pétrole , le charbon et le gaz !
D'ailleurs , le minerai d'uranium est classé comme ... fossile !
Réponse de le 05/11/2020 à 13:48 :
Tous ces déchets peuvent produire de l'énergie à bon compte. Les stocks français nous mettent à l'abri pour 10 000 ans.
a écrit le 05/11/2020 à 9:37 :
Ce que nous devons faire avec les déchets nucléaires actuels et futurs. Nous devons traiter les déchets de faible radioactivites et à durée de vie faible pour les réutiliser dans le cycle combustible par des traitements chimiques. Developper un réacteur de 4eme génération pour reduire la quantité de déchets HAVL et la quantité de plutonium dans le cycle combustible ( developper le plus possible le combustible MOX) comme pour le réacteur EPR de Flamanville. Le but etant de transformer les déchets radioactifs en combustible potentiels et en hydrogène. Oui nous pouvons le faire et nous devons le faire pour les générations futures comme construire des réacteurs SMR qui permettront de developper des réseaux de chaleur, l'infrastructure hydrogène en France et la continuité du parc electronucléaire français. Donc quatres perspectives pour le nucléaire en France :
- démarrage de l'EPR de Flamanville en 2023 ( cycle MOX)
- construire des réacteurs de 4eme générations de type neutrons rapides
- réuitiliser les déchets nucléaires HAVL
- developper l'infrastructure hydrogène pour une energie zero carbone (zero CO2 !) et produire de l'hydrogène en masse .

Ne jamais abandonner l'idée que c'est un defi pour nos générations et nos générations futures, tel est le leitmotiv du CEA depuis 75 ans ( ouverture en 1945 octobre 1945 decret du General de Gaulle) ! Oui nous pouvons et devons le faire pour la France et l'Europe !
Réponse de le 05/11/2020 à 13:54 :
Le MOX est une fausse bonne idée, ça fait écolos. Mais il faut gratter un peu pour comprendre.
Les centrales actuelles produisent du plutonium, des actinides du C14 avec les barres de graphite. On parle rarement de ce déchet hors du cycle du combustible Uranium.
Il est intelligent de construire 10 SMR de 200MW qu'une gros réacteur de 2GW.
200MW ça se construit en usine avec des processus industriels.
Par contre abandonnons l'Uranium.
a écrit le 05/11/2020 à 9:13 :
Et oui, nous sommes en néolibéralisme dans lequel les États ne sont qu'au service de la cupidité pathologique et exponentielle des mégas riches avec pour conséquence dramatique de tuer l'innovation et l'investissement, les gars arrêtent d’investir dès qu'ils peuvent se faire une rente tuant ainsi leur modèle économique mettant en danger l'ensemble de l'humanité.

Le pétrole également agonise d'autant d'inertie, une 205 diesel il y a 40 ans consommait presque autant qu'une 208 actuelle, énergie toujours aussi polluante, toujours aussi gourmande, tandis qu'ils avaient entre les mains une énergie formidable ils en ont fait un véritable fléau ces idiots. Et quand on voit que l'on est toujours incapables de démanteler un réacteur nucléaire on ne peut que constater qu'ils font partout pareil.

Ah par contre ravager l'Afrique de guerres ils n'ont pas hésité ! Et avec l'économie nucléaire nous avons fait la même erreur, regardez au Mali et au Soudan, nos soldats ne protègent pas la vie des citoyens français mais seulement des intérêts oligarchiques obsolètes comme elle d'ailleurs.
Réponse de le 05/11/2020 à 10:35 :
Cher Monsieur,
Je dois hélas vous contredire sur la pollution automobile. En 40 ans, les rejets polluants des automobiles ont été... divisés d'un facteur 30 ! (données consultables) et il n'y a pas 30 fois plus de voitures qu'il y a 40 ans. La consommation a été divisée par 2 ou par 3. Une Citroën traction avant de 77Cv consommait 15 litres au 100km... bien réglé, un moteur de cette puissance aujourd'hui ne dépassera pas 5 litres au 100km!... Bien à vous LdA
Réponse de le 05/11/2020 à 14:00 :
Nous avons assez de stock pour plusieurs générations de centrales.
Que ferons ces pays des mines ?
Il n'y a pas beaucoup de pays pour acheter ce minerais..
Vous devez être de ceux qui ne croit pas que l'homme ait marché sur la Lune...
Quelles sont les raisons de nos interventions en Afghanistan, en Syrie ? Quels minerais ont ils ?

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