Marché carbone étendu, taxe aux frontières effective : L'Europe accélère son "Green Deal", non sans risques
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... es - notamment via la fin des quotas gratuits - tout en générant un surcoût à payer par le consommateur. Grâce aux 17 milliards d'euros annuels récupérés par ces nouvelles taxes entre 2026-2030, l'Europe veut mettre en place "un fonds de solidarité" afin de limiter le risque d'une explosion sociale.
Entamée en 2019 par le fameux "Green Deal", la transformation de l'économie européenne vers une économie bas carbone poursuit sa route. Après la présentation du "paquet climat" ou "fit for 55", le 14 juillet dernier, et des mesures complémentaires le 15 décembre dernier, de nouvelles précisions sont arrivées ce mercredi 22 décembre sur le bureau des Etats européens.
Le challenge est énorme : il s'agir de baisser de 55% les émissions européennes d'ici à 2030 par rapport à 1990, et atteindre la neutralité climatique dès la moitié du siècle, tout en garantissant la sécurité d'approvisionnement (alors que les stocks des pays membres ont chuté de 12% par rapport à l'année dernière) et l'équité sociale.
Après avoir insisté sur l'émergence de nouveaux marchés - et particulièrement celui de l'hydrogène vert - et la mise en place de nouvelles régulations - comme l'isolation obligatoire pour les nouveaux bâtiments dès 2030 - Bruxelles a détaillé ce mercredi ses projets pour générer - entre 2026 et 2030 - jusqu'à 17 milliards d'euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l'UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats.
Ces mesures, présentées en juillet dans l'ambitieux "paquet climat" de la Commission européenne, sont destinées à renforcer les ressources propres de l'UE pour financer son plan de relance post-Covid de 800 milliards d'euros de subventions et prêts ("NextGenerationEU"), et notamment rembourser l'endettement commun accepté pour la première fois par les Vingt-Sept.
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