Comment l’Occitanie veut lutter contre ses (trop nombreux) accidents du travail

Santé au travail
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En 2016, l'Occitanie a enregistré 54 825 accidents du travail avec arrêt (pour les salariés relevant du régime général), dont 3 013 sont considérés comme graves, 51 sont mortels, et 6 720 sont des accidents de trajet.
Deux secteurs d'activité regroupent une part plus importante des accidents du travail qu'ils ne représentent de salariés : la construction ainsi que celui du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration.
L'Occitanie se situe au-dessus de la moyenne nationale pour ce qui est de l'indice de fréquence des accidents du travail avec arrêt : 38,8 ‰ contre 33,9 ‰ au national en 2015*, dans des secteurs employant le plus de salariés : l'hébergement médicalisé pour personnes âgées, la grande distribution et les activités des agences de travail temporaire.
Concernant les maladies professionnelles avec arrêt, la Carsat en a comptabilisé 2 492 en 2016, dont 1 247 avec incapacité permanente et 19 mortelles. Les troubles musculo-squelettiques (dit TMS) représentaient 87 % des cas.
Une fois établi un diagnostic par zone d'emploi, s'appuyant sur des données chiffrées 2016, la feuille de route du PRST a été dressée par les partenaires sociaux, les acteurs de la prévention, la Direccte, la Carsat, l'Aract, l'OPPBTP et les services de santé au travail. Elle comprend 21 mesures à décliner auprès des petites entreprises du territoire de l'Occitanie, lequel compte 189 096 entreprises dont 164 914 (87,2 %) de 1 à 9 salariés...
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Parmi les mesures prioritaires du PRST figurent celles portant sur le risque « amiante », sur les pesticides ou produits chimiques dans le monde agricole, sur le risque routier et sur le maintien dans l'emploi des salariés affectés.
Pour mémoire, quelque 175 inspecteurs du travail exercent en Occitanie, pour 1,2 millions de salariés et 189 000 entreprises...
Concernant les produits phytopharmaceutiques utilisés dans l'agriculture, le diagnostic révèle « une exposition importante liée au poids de certains secteurs d'activité comme la viticulture, l'arboriculture et les grandes cultures principalement ».
Là aussi, c'est la sensibilisation et la formation aux bonnes pratiques qui sont privilégiées pour réduire l'exposition aux produits néfastes.
Même démarche pour appuyer sur le risque routier, première cause d'accident mortel lié au travail, ou sur le risque de « désinsertion » professionnelle favorisé par le manque d'information, par la méconnaissance des maladies et de ses impacts sur le travail ou par la trop grande rigidité des organisations.
Quid du rapport Lecocq « Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée », portant sur l'évaluation de la performance du système de prévention des risques professionnels et sur les moyens d'améliorer sa performance ? Remis l'été dernier au gouvernement, il préconisait notamment une importante refonte de l'organisation des acteurs du secteur à l'échelle nationale et régionale...
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Le 31 janvier prochain, près de Carcassonne, l'Aipals, service de santé au travail (SSTI) sur le Grand Montpellier, organisera la 2e édition d'un « living lab » (la 1e édition avait eu lieu en février 2018), élargi à l'ensemble des services de santé au travail de l'Occitanie, soit 17 SSTI sur les 22 que compte la région.