C'est au coeur des Pyrénées que se joue une partie de l'avenir du rail français. Après avoir sorti de ses ateliers une technologie permettant une alimentation hybride d'un train (diesel + batterie), le centre d'excellence mondial des tractions « vertes » du groupe Alstom à Tarbes (Hautes-Pyrénées) doit mettre au point un système de train à hydrogène pour l'Hexagone. Par l'intermédiaire de la SNCF, quatre régions françaises (dont l'Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes) ont passé commande début 2021 pour 12 trains à hydrogène français, et une petite poignée en option. Dans le même temps, le voisin allemand bénéficie déjà de cette technologie. « Cela fait plus de deux ans que le train à hydrogène circule en Allemagne. Aujourd'hui, six trains allemands sont en service et 41 sont prévus. Globalement, la performance est satisfaisante », précise Pierrick Guilloux, le directeur des Green Tractions chez Alstom, qui mène la visite des lieux.
Cependant, le rail français ne bénéficie pas encore de cette avancée car il a opté pour une autre technologie. Si l'Allemagne a privilégié des trains 100% à l'hydrogène, la France a préféré disposer d'un train hydrogène bi-mode (électricité et hydrogène), ce qui nécessite par conséquent une nouvelle phase de R&D.