C'est l'un des grands objectifs du « Plan rail Occitanie », qui vise 100.000 voyageurs quotidiens dans les TER à horizon 2030. Détentrice de la compétence ferroviaire, le conseil régional d'Occitanie prévoit 800 millions d'euros d'investissement dans ce projet tout particulièrement pour la réouverture de dessertes fines du territoire, plus communément appelées les petites lignes.
« Déjà 230 millions d'euros ont été engagés », tient à souligner Matthieu Chabanel, le PDG de SNCF Réseau, qui dispose d'une équipe dédiée de 32 personnes à Toulouse pour piloter les nombreux chantiers associés à ce plan. Cette enveloppe a tout d'abord permis fin août 2022 la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône, entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit. « La réouverture d'une petite ligne à l'exploitation commerciale est une première en France et la seconde sera Montréjeau-Luchon », projette Carole Delga, la présidente socialiste de l'Occitanie.
Depuis de graves inondations dans le secteur en 2013, la ligne est fermée et remplacée par une liaison en autocar, moins pratique et moins fréquente qu'un train. Pour accélérer sa remise en état, la collectivité régionale a longtemps négocié auprès de l'État et de la SNCF pour récupérer la gestion administrative de cette liaison ferroviaire et ainsi piloter le chantier. Ce qu'elle a obtenu en 2021.