Bosch stoppe son projet hydrogène à Rodez : « un mauvais signal de la part de la direction » pour Carole Delga

Pierrick Merlet

Carole Delga aimerait voir Bernard Cazeneuve à Matignon.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Carole Delga aimerait voir Bernard Cazeneuve à Matignon.
Rémi Benoit
Dans les colonnes de La Tribune, la direction de Bosch a annoncé, mercredi 21 juin, la fin de la conversion vers l'hydrogène de son site de Rodez. Nommé Fresh 2, ce projet devait garantir l'avenir à long terme du site en produisant une pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène dédiée au transport frigorifique. Surtout, cette activité avait été lancée suite à l'arrêt des activités liées au marché diesel en 2021.
Sollicitée par la rédaction de La Tribune, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga a tenu à réagir à cette annonce :
Tout juste revenue du salon du Bourget, où elle a annoncé une rallonge de 50 millions d'euros pour son plan « Avion Vert », Carole Delga voit le dossier de l'industrie aveyronnaise revenir une nouvelle fois sur son bureau après particulièrement la fermeture de la fonderie SAM.
Carole Delga s'est rendue sur le salon aéronautique du Bourget mardi 20 et mercredi 21 juin (Crédits : Laurent Boutonnet / Région Occitanie).
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D'autres élus locaux ont réagi vivement à cette annonce de la direction de Bosch. « Nous condamnons avec fermeté ce non-respect des engagements pris, alors même que nous avions émis des réserves quant à la capacité du groupe de réorienter 250 salariés du site sur ces activités, réserves que les dirigeants avaient évacuées avec le plus grand mépris », ont réagi dans un communiqué commun Jean-Philippe Keroslian (maire d'Orner-le-Chateau), Christian Teyssedre (président de Rodez agglomération) et Arnaud Viala (président du département de l'Aveyron). Le trio parle même d'une confiance envers le groupe Bosch « rompue ». « Nous sommes en train d'expertiser toutes les voies d'action que nous pouvons enclencher pour défendre l'usine et leurs emplois », ajoutent-ils. Comme Carole Delga, les trois élus demandent une réunion à court terme sous l'égide du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.
Pierrick Merlet