Menacé d'expulsion, un cuisinier aveyronnais peut rester au Canada après la mobilisation de son village
Emmanuel Langlois
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Cuisinier canada
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C'est la belle histoire du jour. Il serre des mains, pose pour des selfies. Lorenzo Favilli est devenu une vedette dans le village de Saint-Ferdinand, 2.000 âmes, perdu dans la campagne et les forêts d'érables entre Montréal et Québec. Il faut dire que le Français revient de loin.
Après des études au lycée hôtelier de Mende, en Lozère, Lorenzo Favilli, originaire du village de Prades-d'Aubrac, dans le nord de l'Aveyron, enchaîne les expériences gastronomiques comme au Château de la Caze, dans les gorges du Tarn, puis à Laguiole en Aubrac avec le chef étoilé Michel Bras.
Mais il trouve que la situation générale se dégrade en France en particulier au niveau de l'emploi et choisit en 2017 de s'envoler pour le Canada pour aller voir si l'herbe y est plus verte. L'Aveyronnais intègre alors l'école hôtelière de Québec. Quelques jours seulement après son arrivée, il trouve du travail : « Je me suis présenté dans un restaurant, sans CV, mais j'avais vu qu'il cherchait un cuisinier. J'ai demandé à voir le chef pour postuler et 30 secondes plus tard j'étais embauché ». Lorenzo Favilli passe alors la semaine à l'école et les week-ends dans ce restaurant du Vieux-Québec.
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Le jeune homme obtient donc un permis de travailler au Canada pendant trois ans, jusqu'en 2020, grâce à ses études en alternance. C'est alors que survient la pandémie de Covid-19. « Tous les restaurants ont fermé du jour au lendemain, témoigne-t-il, c'était vraiment le couvre-feu, et je me suis retrouvé sans emploi. » Après une première demande de résidence permanente déposée et refusée cette année-là, le jeune homme âgé aujourd'hui de trente-trois ans, cheveux longs, queue de cheval, en dépose une deuxième l'année suivante.
Emmanuel Langlois