La France aimerait relancer son industrie minière, mais une telle ambition pourra-t-elle se concrétiser ? À l'image de la bataille juridique qui ne fait que commencer autour d'un projet de mine de lithium dans l'Allier, un autre projet minier dans le Sud-Ouest provoque déjà des remous. Le 20 juin 2024, Neometal a adressé, au ministère alors chargé des mines, une demande de permis exclusif de recherche de mines (PERM) dit « Montagne Ariégeoise », pour une durée de cinq ans.
L'enjeu ? Mettre la main sur une réserve importante de tungstène. Ce minerai métallique est très utilisé dans les secteurs aéronautique, spatial, mais aussi la défense - pour la production des célèbres canons Caesar. Selon le Bureau de Recherches géologiques et minières (BRGM), 13.756 tonnes de tungstène ont déjà été exploitées entre 1970 et 1986 sur cet ancien site minier, dit mine de Salau. À l'époque, le permis d'exploitation de la mine était détenu par une filiale du BRGM, et surtout, la banque BNP Paribas.