C'est désormais dans le giron public que l'initiative semble renaître de ses cendres, sous un autre format cependant. En effet, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé son intention de déposer un dossier de train d'équilibre des territoires (TET) sur le bureau du prochain ministre des Transports. Quand celui-ci sera désigné.
Un engagement soudain qui interroge. Car sans pour autant la décrier, la Région jusqu'ici présidée par Laurent Wauquiez, fraîchement élu député (LR) en Haute-Loire, n'a jamais témoigné un intérêt particulier pour la poursuite ou la remise en fonctionnement de cette ligne.
« En 2016, nous avions envoyé des demandes d'échange à la Région, on pensait peut-être pouvoir s'entendre pour tirer les trains (jusqu'à Lyon, ndlr). Mais nous n'avons pas eu de retour et ça ne s'est pas fait », rappelle Renaud Lagrave, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge des mobilités. Suite à l'arrêt de la ligne, la collectivité avait négocié avec l'Etat le rachat de rames et une subvention de cinq ans pour gérer le transfert. Ce qui lui avait permis de relancer la liaison entre Bordeaux (Gironde) et Montluçon (Allier), qui aurait ensuite pu se prolonger jusqu'à Lyon (Rhône).
Interrogé sur le sujet, Frédéric Aguilera évoque un problème d'infrastructure : « Si on regarde la carte, un des problèmes majeurs de cette ligne est un tronçon qui n'existe plus vraiment, car il n'est plus utilisé pour faire du transport de voyageurs », explique t-il.