Les acteurs de la sécurité alimentaire se mobilisent pour la plate-forme Origo

Le premier colloque Food Risk a permis aux acteurs régionaux de la sécurité alimentaire de dévoiler le projet Origo
Valentine Ducrot

Le premier colloque Food Risk a permis aux acteurs régionaux de la sécurité alimentaire de dévoiler le projet Origo
Valentine Ducrot
Institutionnels, professionnels, entrepreneurs, associatifs, producteurs, distributeurs, universitaires, chercheurs, start-ups du secteur de l'agroalimentaire... Ils sont près de 300 à participer au colloque Food Risk qui se tient les 30 et 31 janvier 2020 au Novotel Atria de Nîmes (30).
Si le colloque permet de fédérer tous les acteurs de l'écosystème, il entre surtout dans la logique du projet Origo, plate-forme technologique dédiée à la sécurité et à l'authenticité des produits agroalimentaires.
Impulsée par Phytocontrol et l'Université de Nîmes, soutenue par Nîmes Métropole et la Région Occitanie, cette plate-forme partagée d'analyses (900 m2), représentant un investissement de 10 M€, devrait voir le jour en 2022 sur la zone d'activité Magna Porta entourant la nouvelle gare TGV Nîmes-Pont-du-Gard.
Animé par Jérôme Bonaldi et réservé aux professionnels, le colloque Food Risk accueille près de 40 intervenants venus débattre, d'un point de vue scientifique, technique et technologique, sur des thématiques majeures : traçabilité, authenticité, digitalisation, réglementation, blockchain, innovation, etc.
Alors que le secteur alimentaire est de plus en plus confronté aux risques liés à la fraude et à la sécurité alimentaire, ces deux jours de conférences interactives et tables rondes visent à déterminer les mesures ou stratégies pour relever les défis actuels et futurs.
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Officier de renseignement criminel Interpol, Francesco de Angelis dresse un état des lieux international assez édifiant sur le "food crime" qui, selon lui, ne cesse d'étendre son activité.
En lutte contre ce fléau, Interpol et Europol, en coopération avec polices et douanes, renouvèlent régulièrement l'opération Opson qui a pour mission de retirer du marché les denrées alimentaires et boissons contrefaites non conformes. En 2019, l'opération, qui a réuni 78 pays, a permis de saisir 16 000 tonnes de denrées alimentaires et 33 millions de litres de boissons. En tête des aliments identifiés à risque : l'huile d'olive et le miel, deux produits-phares qui résonnent en Occitanie.
Ainsi, le laboratoire nîmois a-t-il investi dans un séquenceur ADN qui permet de faire un screening de toutes les espèces animales et végétales. En une seule analyse, il est possible de balayer plus de 4 000 espèces. De quoi être plus réactif face aux scandales de type lasagnes de cheval.
Analyse par spectrométrie de masse (société Shimadju) pour savoir par exemple si une huile de palme est adultérée avec du lard ou si la mozarella est bien di bufala. Tests immuno-chromatographiques (groupe allemand R Biopharm) pour détecter des protéines d'œufs dans les aliments... Les leaders mondiaux de l'instrumentation font bouger les lignes.
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Dans un contexte de défiance grandissante des consommateurs envers les industriels, la traçabilité 4.0 est un axe fort. Ainsi, la société Tilkal utilise les technologies blockchain et big data pour assurer la traçabilité et la transparence des supply chains dans l'industrie.