Céréales : une collecte 2024 en recul de 13% pour Arterris
Yann Kerveno
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La coopérative d'agriculteurs Arterris annonce une collecte de céréales avec un rendement moyen de -10% en 2024 par rapport à l'année 2023, déjà historiquement faible.
Yann Kerveno
La campagne de céréales 2023 avait été historiquement basse pour le groupe coopératif audois Arterris. C’était sans compter avec 2024, qui fait encore reculer la collecte du groupe de 13%.
Année noire pour l'agriculture française : début août, le ministère de l'Agriculture annonçait que la moisson de blé serait probablement « une des plus faibles récoltes des 40 dernières années », avec un volume estimé en recul de près de 24% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Un peu à l'image de ce qui s'est passé ailleurs dans le pays, mais pour des raisons différentes (sécheresse et maladies dans le sud, humidité et inondation au nord), la coopérative d'agriculteurs Arterris annonce une collecte d'été avec un rendement moyen de -10% par rapport à l'année 2023, déjà historiquement faible. La baisse des surfaces de céréales à paille a été anticipée par la filière mais ce n'est pas le cas pour les rendements, entamés par les épisodes pluvieux en fin de cycle. La collecte estivale est ainsi en retrait d'environ 13% par rapport aux estimations.
En blé dur, la collecte 2024 du groupement coopératif est globalement inférieure à l'année dernière en raison d'une baisse de surface de l'ordre de 6% et de la baisse des rendements. En blé tendre, la collecte est également inférieure à 2023 avec un recul des surfaces de l'ordre de 28% du fait de conditions de semis difficiles liées à un automne très pluvieux. Mais il ne devrait « pas y avoir de difficultés à alimenter les marchés cette année », précise la coopérative dans son communiqué.
Pour les autres céréales à paille, la déception est aussi à l'ordre du jour, les rendements affichent une baisse de 20%. Seuls les pois protéagineux, alternative de diversification et d'adaptation au changement climatique dans le sud, s'en sortent, tout comme les féveroles dont les surfaces ont crû de 40%.
Sollicitée, la coopérative n'a pas donné suite à nos demandes quant à l'impact de cette mauvaise campagne pour son économie. Les métiers du grain représentent environ un tiers du chiffre d'affaires du pôle agricole du groupe et un petit quart du chiffre d'affaires toutes activités confondues.
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