Figeac Aéro : "Nous avons touché le fond et maintenant nous remontons à la surface"

Florine Galéron
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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aéro, pourrait passer la main d'ici quelques années.
Rémi Benoit

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"Figeac est l'un des sous-traitants les plus touchés par cette crise car nous travaillons pour les sous-ensembliers, les équipementiers et les constructeurs aéronautiques qui ont des stocks de nos pièces. Malgré la violence de la crise qui s'est abattue sur nous, depuis quelques semaines, apparaissent des éléments positifs. Nous avons touché le fond et nous sommes en train de remonter à la surface de la piscine, même si nous ne savons pas à quelle vitesse nous allons remonter", résume Jean-Claude Maillard, le PDG de Figeac Aéro à l'occasion de la présentation des résultats semestriels de sa société.
Fondée en 1989 par le dirigeant lotois, la société a connu une croissance fulgurante, passant de 19 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2000 à 445 millions en mars 2020 et devenant ainsi le premier sous-traitant aéronautique en Europe. Mais Figeac Aéro a été extrêmement touché par la crise du transport aérien. Entre avril et septembre (période du premier semestre de la société), son chiffre d'affaires à chuté de 58% passant de 224 millions au S1 2019 à 94 millions. Dans le même temps, son Ebitda (bénéfices avant impôts) a lui aussi plongé de 116% : il était de 39 millions d'euros au premier semestre 2019 contre - 6,7 millions au premier semestre 2020.
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Pour autant, "les difficultés sont derrière nous", assure Jean-Claude Maillard. Depuis septembre, les voyants repassent au vert. Des bonnes nouvelles sont arrivées. En Chine, le trafic aérien a déjà retrouvé son niveau d'avant-crise, le Boeing 737 Max va reprendre du service, et le lancement des campagnes de vaccination pourrait relancer le marché. Figeac Aéro a aussi décroché deux contrats majeurs en 2020 avec Collins Aerospace (contrat de 250 millions de dollars) et Rolls-Royce (60 millions de dollars). "Dans les cinq ans qui viennent, Figeac Aéro retrouvera son chiffre d'affaires d'avant la crise avec j'espère un niveau de rentabilité équivalent", estime le dirigeant.
Florine Galéron