C'est un marché économique qui n'en est qu'à ses balbutiements. Les dark kitchens, ces cuisines fantômes pensées pour les services de livraison, s'apprêtent à envahir Toulouse. Alors que certains de ces acteurs de la restauration sans salle tournent déjà à plein régime, comme le Toulousain Foudie, la concurrence prépare ses armes.
Parmi elles, la société DocDoKu, spécialiste des solutions digitales métiers, vient d'annoncer le lancement de sa filiale Popafood, qui devrait compter au lancement douze cuisines sous-louées à des restaurateurs désireux de s'essayer à la cuisine à la sauce numérique. L'idée a commencé à faire son bout de chemin dans la tête des dirigeants, Florent Garin et Eric Descargues, à la fin de l'année 2019.
"Nous surveillons depuis un moment les Américains, qui sont très en avance sur les dark kitchens. Nous regardions déjà un petit peu comment ça se passait. C'est le marché, porté par les habitudes des consommateurs qui ont changé avec la covid, qui nous a fait nous dire qu'il fallait mettre notre solution sur le marché maintenant. Nous pensons que ça va être un raz-de-marée",explique Eric Descargues, co-dirigeant de Popafood.
Le projet, d'une ampleur inédite dans l'histoire de DocDoKu, a nécessité un investissement d'1,5 à 2 millions d'euros pour lequel les fondateurs ont pu compter sur un soutien du CIC et de la BPI. La moitié de la somme a été utilisée pour les travaux de construction et l'achat du matériel nécessaire à l'équipement de douze boxs de cuisine, l'autre pour l'élaboration de la solution logicielle de l'entreprise. Car contrairement à la cuisine-appartement Holocène, Popafood compte créer son propre canal de vente, comprenez un local, une application et un site internet dédiés à la livraison, mais aussi et surtout à la vente à emporter. Et c'est bien là la particularité de l'entreprise.