Aéronautique : "Avant de parler consolidation, il faudra résoudre le niveau d'endettement de nos sociétés"

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Groupe Ségneré emploie 125 salariés près de Tarbes.
ON / Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Groupe Ségneré emploie 125 salariés près de Tarbes.
ON / Rémi Benoit
Mecachrome rachète le groupe Hitim, Latécoère veut mettre la main sur le concepteur de pièces mécaniques Technical Airborne Components, sans parler des discussions autour de la vente d'Aubert & Duval... dans le monde de la supply chain aéronautique, une vague de consolidation (amorcée avant la crise) reprend de plus belle avec les remontées de cadences annoncées par Airbus. "Qui va racheter qui, cela passionne tout le monde. Mais je crois que nous ne sommes pas encore dans cette phase-là. Nous ne relancerons pas l'industrie par des rachats mais en produisant et en livrant", nuance Jean-Michel Ségneré.
Le dirigeant est à la tête de l'entreprise familiale éponyme, positionnée depuis 1965 dans le marché des aérostructures. Implanté près de Tarbes, ce sous-traitant de rang 2 produit des pièces métalliques pour les programmes civils et militaires d'Airbus, Dassault et Stelia. Avant la crise, 90% de son chiffre d'affaires provenait de l'aéronautique. Alors bien sûr, l'impact de la crise a été rude. "Notre chiffre d'affaires, qui était de 17 millions d'euros en 2019 a chuté de 50% en 2020 et nous allons rester sur le même niveau d'activité en 2021", informe le chef d'entreprise. Grâce aux dispositifs d'activité partielle, la casse sociale a été limitée avec 17 départs dont 9 contraints contre une quarantaine envisagés en plein creux de la vague. Aujourd'hui, le groupe Ségneré compte 125 salariés à Tarbes et une vingtaine en Tunisie.
À lire également
Malgré l'embellie projetée par les remontées de cadences d'Airbus, avec une production mensuelle de 45 A320 au quatrième trimestre 2021 (contre 40 aujourd'hui) qui culminerait à 64 appareils en 2023, un niveau jamais atteint dans l'histoire de l'aéronautique, Jean-Michel Ségneré reste prudent.
Florine Galéron