Grippe aviaire : en Occitanie, la filière foie gras face aux crises répétées
Axelle Clerc-Pellegatta
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La filière est durement touchée par la grippe aviaire cette année.
Rémi Benoit
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La filière est durement touchée par la grippe aviaire cette année.
Rémi Benoit
À l'hiver 2016, le Sud-Ouest était pour la première fois touché par la grippe aviaire. Depuis, le coeur battant de la production de foie gras en France enchaîne les crises sanitaires avec trois épisodes d'influenza aviaire en l'espace de six ans.
En 2021, la filière palmipèdes gras a perdu 150 millions d'euros d'après le Cifog, (l'interprofession du foie gras) et le préjudice culmine autour de 500 millions d'euros en incluant l'ensemble de la filière avicole (élevage d'oiseaux et de volailles). En ce début d'année 2022, la situation est à nouveau préoccupante dans les élevages du Sud-Ouest et notamment dans le Gers. Ce dernier est le troisième département français producteur de foie gras (derrière les Landes et les Pyrénées Atlantiques) avec plus de 2.500 tonnes produites par an.
D'après le ministère de l'Agriculture, la France compte 281 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène au 24 janvier dont près d'une trentaine uniquement dans le Gers.


Le Gers est particulièrement touché par ce nouvel épisode de grippe aviaire (Source : ministère de l'Agriculture).
Selon le responsable, quarante communes gersoises sont concernées par une "stratégie de dépeuplement complet", autrement dit d'abattage. À noter que l'ouest du Gers, proche des Landes, est la zone la plus impactée par la crise sanitaire.
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Afin de soutenir les éleveurs et producteurs, l'Etat verse des indemnisations. Philip Everlet confirme que les producteurs sont dédommagés par l'Etat pour la "valeur marchande objective", c'est-à-dire ce que coûte l'animal qui est abattu au moment où il est euthanasié. Selon lui, les premiers acomptes ont déjà été versés aux éleveurs touchés. Une autre aide appelée indemnisation pertes production devrait elle aussi être versée aux professionnels du secteurs, comme en 2021. Le conseil départemental, lui, pourrait aussi intervenir en prenant en charge le coût des analyses avant la remise en service. L'année passée, le Gers avait pris en charge 50% du montant de ces analyses qui coûtent aux éleveurs entre 200 à 1.200 euros.
Axelle Clerc-Pellegatta