LA TRIBUNE - C'est une petite révolution à Toulouse. Depuis le 1er janvier, la Banque Courtois, doyenne des banques françaises fondée en 1760, a été radiée du registre du commerce pour acter sa fusion (et celle des sept autres filiales du groupe Crédit du Nord) avec le réseau Société Générale. Pouvez-vous revenir sur les grandes étapes à venir de cette vaste réorganisation ?
HÉLÈNE SAUVAN - Au 1ᵉʳ janvier 2023 a été créée officiellement en France l'entité juridique de la banque SG, née de la fusion du réseau Société Générale et des banques du groupe Crédit du Nord. À Toulouse, le groupe Crédit du Nord était représenté par la Banque Courtois et à Montpellier par la Société marseillaise du Crédit. Désormais, en Occitanie, toutes ces enseignes deviennent SG Courtois. La direction régionale de la banque est implantée à Toulouse où sont regroupées 140 personnes sur toutes les fonctions de siège (direction commerciale, DRH, logistique, conformité, marketing, secrétariat général...).
La deuxième étape interviendra à partir de fin mars. Treize agences en Occitanie vont être mises aux couleurs de SG Courtois. Et puis le week-end du 13-14 mai, les clients SG Courtois issus de Crédit du Nord, basculeront vers le système informatique de SG : ils auront ainsi accès à leur nouvelle banque en ligne et une nouvelle application.
Dans les prochaines semaines, treize enseignes en Occitanie vont passer sous enseigne SG Courtois. Ici une photo rue Rémusat à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit).
C'est l'une des grandes inquiétudes de cette fusion. En avril 2021, un rapport mandaté par le Comité d'entreprise (CSE) du Crédit du Nord pointait « des risques d'insatisfaction et d'attrition significatifs entre bascule informatique et dysfonctionnements inhérents » à cette réorganisation, en reprenant l'exemple de la bascule opérée en 1992 au moment de l'arrivée de la Banque Courtois au sein du Crédit du Nord. Craignez-vous une perte de clientèle ?