« No macadam ! Le 22 avril dernier, ils étaient entre 4.000 et 8.000 à brandir ce slogan en battant le pavé de la petite commune tarnaise de Saix pour dénoncer le projet d'autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Consommation de terres agricoles, « projet du siècle dernier », lobbying du groupe Pierre Fabre, existence d'un projet alternatif, faible gain de temps de trajet... sont autant d'arguments brandis par les opposants, qui ont contesté devant la justice l'autorisation environnementale délivrée pour ce chantier.
Mais l
e juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté mardi 2 août le recours déposé notamment par France Nature Environnement et les Amis de la terre pour suspendre les travaux.
La justice a estimé
« que, contrairement à ce qui était soutenu, l'évaluation environnementale (...) était suffisante » tant sur les conséquences prévisibles du projet d'
autoroute
sur le développement de l'urbanisation à ses abords que concernant son impact sur les paysages ou l'environnement.
Par ailleurs, ce dernier a considéré que « le gain de temps d'environ 20 minutes sur le parcours (entre Toulouse et Castres) », « l'effet positif sur la sécurité routière par l'évitement du centre de certaines communes » et « le rééquilibrage territorial attendu le bassin de Castres-Mazamet et l'aire d'influence de la métropole toulousaine » justifiaient bien le projet d'autoroute et les dérogations à l'interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, qui lui ont été accordées.