Les Cafés Di-Costanzo explorent le fret fluvial à Toulouse pour acheminer leur café
Israa Lizati
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L'entreprise Cafés Di-Costanzo a pu, à l'aide d'une expérimentation, observée tous les obstacles d'un retour en puissance du fret fluvial à Toulouse.
Agence Attila
Après avoir importé plus de 20 tonnes de café d'Amérique du Sud par voilier-cargo en 2022, l'artisan torréfacteur gersois a fait le pari du fret par péniche via le canal du Midi. D'ici 2025, son objectif est d'importer jusqu'à 40 % de ses cafés d'Amérique Centrale et du Sud, mais aussi d'Afrique par goélette. Basée depuis 2007 à L'Isle-Jourdain, l'entreprise est sans cesse à la recherche de solutions et d'initiatives pour limiter son empreinte carbone. Dans cette démarche durable Di-Costanzo a programmé la construction d'un nouveau bâtiment écologique pour un déménagement en 2025.
Toujours en recherche de solutions de fret moins polluantes pour l'importation de ses cafés du monde, l'entreprise de torréfaction artisanale, implantée en Gascogne Toulousaine, à L'Isle Jourdain, Café
s Di-Costanzo, explore le fluvial. C
'est par le canal du Midi qu'elle a choisi de faire voyager près de 20 tonnes de café, dans une pé
Ainsi, le 12 septembre dernier, après huit jours de voyage, « Le Tourmente
» a accost
é au port de Lalande, au nord de Toulouse, chargée de 32 palettes d'
un caf
é
dit
« vert
»
, destiné à
la torr
éfaction puis à la vente. Issus de plantations brésiliennes et vietnamiennes, les grains de robusta et d'
arabica, import
és via le port de Fos-sur-Mer, ont navigué sur le canal du Midi depuis Arles.
« C'est dans notre ADN de faire des petits pas responsables. Nous sommes en recherche constante de leviers sur lesquels agir pour rendre notre activité la plus responsable possible. Choisir le fluvial paraît évident, tant il présente d'avantages environnementaux, mais les obstacles en termes d'infrastructures et de coûts demeurent nombreux. Nous avons décidé de tenter l'aventure, et de nous faire une idée précise de ce qu'implique et peut nous apporter ce mode d'acheminement à plus long terme», explique Emilie Gavanier, cofondatrice des Cafés Di-Costanzo.
Photo d'illustration (Crédits : Agence Attila)
Déchargement du café sur le bateau. (Crédits : Agence Attila)
Ce mode de transport coûte à la société gersoise environ deux fois plus cher qu'un acheminement par camion depuis le port. De plus, les entrepôts de l'entreprise n'étant pas dimensionnés pour accueillir l'ensemble des palettes, qui représentent plus de 10 % des commandes annuelles et les abords du port ne disposant pas d'infrastructures dédiées au stockage des marchandises, c'est sur la pé
niche arr
êtée que patienteront les sacs de café. L'absence de bâtiments de logistique aux abords du canal du Midi demeure un obstacle de taille pour l'utilisation de ce mode de fret dé
carbon
é, silencieux et durable. « Le port de Lalande est un peu désaffecté ce qui représente un point négatif. Tant qu'il fait beau et qu'il ne pleut pas, ça se passe bien. Mais en cas d'averses, on aurait dû décaler le déchargement puisque le café n'aurait pas supporté », ajoute la dirigeante.