Sur la piste de l'aéroport Toulouse-Francazal, impossible de passer à côté de l'avion rouge vif. Ce matin, Aura Aero a sorti de son hangar son avion de formation biplace Integral S pour mener des tests. L'aéronef, qui a réalisé avec succès fin juillet son premier vol, entre dans la dernière ligne droite de la certification. Le jeune constructeur aéronautique toulousain espère obtenir un feu vert de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) au printemps 2024 puis un go des autorités américaines six mois plus tard.
L'Integral S a réalisé son premier vol fin juillet (Crédits : Rémi Benoit).
Cinq ans après son lancement, Aura Aero commence à toucher du doigt son rêve de produire en série une nouvelle génération d'avions depuis Toulouse. Un défi qui est loin d'être un long fleuve tranquille. Dans le hangar, les équipes de la jeune société s'affairent autour d'un deuxième prototype d'Integral R qui succèdera au premier modèle, victime d'un crash au printemps 2022. Cette nouvelle version de l'avion biplace destiné à la voltige effectuera son premier vol dans les prochaines semaines. La société a effectué quelques modifications sur l'avion pour prendre en compte les recommandations du rapport d'enquête du Bureau d'enquête accident pour la sécurité de l'aéronautique d'État (BEA-É) notamment ergonomiques pour rendre plus accessible l'emplacement de la manette de déclenchement du parachute de l'avion. « Mais il s'agit de modifications mineures, l'architecture de l'avion et sa conception n'ont pas été modifiées », précise Aura Aero.