Polluants éternels : comment Michelin et Safran veulent se passer des PFAS

Florine Galéron
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Safran réfléchit déjà à des alternatives aux PFAS.
Safran

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Safran réfléchit déjà à des alternatives aux PFAS.
Safran
Les poêles de cuisson sont loin d'être les seules à contenir du téflon. Tous les pans de l'industrie font appel à ces substances polyfluoroalkylées (PFAS), également appelées polluants éternels du fait de leur persistance dans l'environnement.
C'est notamment le cas dans dans l'aéronautique.
Pour sa part, Hélène Ierno-Rochais, experte risques chimiques chez Safran, confirme que dans l'aéronautique, les applications des PFAS « sont multiples, entre les joints, les câbles, dans certains tissus ». Avant d'ajouter : « Ces substances sont utilisées parce qu'elles permettent à la fois d'avoir une altération chimique, une résistance en température, etc. »
Dans l'automobile, du côté de Michelin, les polluants éternels « ne font pas partie des composants de nos pneus mais nous en retrouvons sur nos machines de fabrication », précise Aurélie Clair, experte matériaux, traitement de surface, usure du groupe. « Les utilisations sont très variées, pour des problématiques d'isolation ou d'étanchéité », précise-t-elle.
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Ce qui explique que la nouvelle réglementation française risque de donner du grain à moudre aux industriels. Après l'Assemblée nationale au mois d'avril, le Sénat a voté fin mai à son tour une proposition de loi écologiste qui vise à restreindre la fabrication et la vente de produits contenant des « polluants éternels » d'ici à 2026. Le texte doit encore passer en deuxième lecture à l'Assemblée nationale qui a été dissoute il y a une semaine, ce qui pourrait bousculer l'adoption du texte.
Florine Galéron