Aéronautique : Donecle industrialise à Toulouse ses drones pour l'inspection des avions

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Matthieu Claybrough, cofondateur de Donecle.
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Matthieu Claybrough, cofondateur de Donecle.
Rémi Benoit
Les turbulences rencontrées par Boeing ont engendré d'importants retards de livraison du 737MAX auxquels s'ajoutent, notamment, les problèmes du moteur de Pratt & Whitney qui génèrent des tensions dans l'assemblage de l'A220. Autant de péripéties qui ont mis sous tension les finances des compagnies aériennes.
Cette entreprise toulousaine, pionnière dans l'automatisation de l'inspection visuelle des avions en utilisant des drones en devenant la première société au monde à recevoir la qualification d'Airbus pour réaliser ce type d'opérations, a vu son carnet de commandes largement s'étoffer face aux besoins de maintenance des flottes d'avions. Les clients louent un ou plusieurs drones équipés de caméras qui photographient la surface de l'appareil. Des algorithmes de traitement d'images effectuent la détection de zones d'intérêt sur le fuselage et les classifient en défauts ou non. Un inspecteur qualifié peut alors valider les rapports d'analyse. Le tout en moins de deux heures, de quoi générer des économies importantes pour les compagnies aériennes.
À lire également
Ces dernières doivent débourser en général 10.000 dollars de l'heure pour l'immobilisation imprévue d'un appareil, par exemple en cas d'impact sur l'avion causé par un oiseau, la foudre ou de la grêle.

Le drone prend des photos pour détecter des défauts sur le fuselage des avions. (Crédits : Rémi Benoit)
Florine Galéron