A Toulouse, Marc Ferracci face à une filière aéronautique sous pression

Florine Galéron
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Marc Ferracci (à droite) en déplacement à l'usine Saint-Eloi d'Airbus à Toulouse.
Rémi Benoit

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Marc Ferracci (à droite) en déplacement à l'usine Saint-Eloi d'Airbus à Toulouse.
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En plein coeur de la ligne d'assemblage des mâts réacteurs de l'usine Saint-Eloi d'Airbus à Toulouse, le ministre de l'Industrie est plongé d'emblée dans le quotidien de la filière aéronautique française. « Les fournisseurs souffrent. Depuis la guerre en Ukraine, il existe des difficultés d'approvisionnement de certaines matières premières. Aujourd'hui, nous pouvons avoir 7 à 10 éléments manquants sur un mât réacteur, des fixations par exemple, ce qui bloque sa livraison vers l'assemblage final de l'avion. Cela désorganise le flux de production. Respecter les délais est source d'un stress important pour nous », témoigne une salariée d'Airbus devant Marc Ferracci.
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L'avionneur européen a battu l'an passé un record absolu de commandes et prévoit d'atteindre des niveaux de fabrication jamais vus dans l'histoire de l'aéronautique avec une cible de 75 avions par mois pour son programme phare, l'A320, d'ici fin 2026. De quoi appeler de grands bouleversements chez les PME et ETI françaises du secteur. « Nous avons une filière aéronautique véritablement conquérante comme en témoigne Airbus qui représente 29.000 emplois sur Toulouse et 48.000 emplois en France », a fait remarquer Marc Ferracci au premier jour de la Semaine de l'Industrie initiée par le ministère.

Airbus emploie près de 30.000 personnes à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
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