Dans l'usine nichée au cœur des Hautes-Pyrénées, Alstom abrite le deuxième plus grand site industriel du département avec 1 000 salariés et intérimaires et générant 2 000 emplois indirects auprès de fournisseurs locaux de matériels et de services. C'est ici que sont fabriquées des chaînes de traction des rames de TGV ou de RER, autrement dit les équipements qui permettent de transformer l'énergie électrique du train en force mécanique. Depuis le mois de décembre, l'usine s'attelle à un nouveau chantier : la fabrication des futures rames de la troisième ligne de métro de Toulouse.
Fin 2020, Alstom a remporté face à Siemens un contrat de près de 470 millions d'euros (et pouvant monter jusqu'à 713 millions d'euros, en incluant toutes les options) pour produire un ensemble d'équipements pour la ligne. Longue de 27 km, cette dernière comprendra 21 stations et reliera d'ouest en est les principaux sites d'Airbus en passant par la gare SNCF et le centre-ville. L'infrastructure, capable de transporter jusqu'à 15.000 passagers par heure, est stratégique pour la métropole alors que « Toulouse devient la troisième ville de France, portée par une croissance démographique exceptionnelle », glisse Jean-Luc Moudenc, son président.
Jean-Luc Moudenc et les dirigeants de Tisséo, l'autorité organisatrice des mobilités de l'agglomération toulousaine, ont visité jeudi l'usine d'Alstom à Tarbes. (Crédits : Florine Galéron)