Le Sud-Ouest en première ligne face aux pénuries d'eau en 2050
Céline Labesque
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Clément Beaune à Toulouse pour la présentation du rapport.
Rémi Benoit
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Clément Beaune à Toulouse pour la présentation du rapport.
Rémi Benoit
« En 2050, l'ensemble du territoire métropolitain devrait connaître des situations de stress chronique sur la ressource en eau », alerte Clément Beaune. Le haut-commissaire à la stratégie et au plan présentait ce matin, à Toulouse, une étude prospective sur l'eau en 2050. Chargée de cartographier quarante bassins versants sur le territoire, en confrontant la ressource en eau et la demande, le constat y est alarmant : « À l'horizon 2050, pour une année marquée par un printemps-été sec, sans inflexion des tendances actuelles, 88% du territoire hexagonal serait en situation de tension modérée ou sévère en été », explique Hélène Arambourou, co-autrice de l'étude. Dans un scénario de changement total de société vers la sobriété, « la tension hydrique descendrait à 64% ».
Si la situation est critique partout sur le territoire, celle du sud-ouest est particulièrement préoccupante.
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En effet, selon l'Agence de l'eau Adour-Garonne, si rien ne change, le déficit en eau pour ce bassin couvrant trois régions, sera de 1,2 milliard de mètres cubes d'ici 2050, sur un total de 2 milliards de mètres cubes sur la France entière. « Plus de la moitié du problème est concentrée sur 20 % de l'Hexagone. Les études nous disent qu'on va manquer d'un litre sur deux dans le bassin », précise Elodie Galko, directrice générale de l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Pour rappel, en 2022, touchée par une sécheresse historique, la Garonne avait atteint son plus bas niveau depuis 60 ans, et avait obligé les autorités à puiser massivement dans les réserves d'eau issues des lacs pyrénéens. Un seuil « qui sera la norme en 2050 », avait alors prédit Elodie Galko.
Céline Labesque