Toulouse veut sauver la Garonne

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Garonne a connu une sécheresse historique lors de l'été caniculaire de 2022.
LTD/Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Garonne a connu une sécheresse historique lors de l'été caniculaire de 2022.
LTD/Rémi Benoit
L'image reste gravée dans la mémoire des Toulousains. Après deux mois d'été caniculaires, la Garonne a atteint en 2022 son seuil le plus bas depuis 60 ans, même en vidant la moitié des réserves d'eau issues des lacs pyrénéens. Cette vision d'un fleuve asséché sera « la norme en 2050 », alerte Elodie Galko, directrice générale de l'agence de l'eau Adour-Garonne : « Dans 25 ans, le Grand Sud-Ouest connaîtra un déficit d'1,2 milliard de m3 d'eau sur un total de 2 milliards de m3 sur la France entière. Plus de la moitié du problème est concentrée sur 20 % de l'Hexagone. »
Face à cet électrochoc, Toulouse Métropole a instauré cette année une tarification saisonnière : l'eau coûte 42 % plus cher qu'en 2023 entre juin et fin octobre et la facture baisse de 30 % sur les sept mois restants. « Cette mesure existe dans des villes côtières impactées par le tourisme comme Cannes mais nous sommes la première métropole française à nous y mettre », explique Robert Médina, vice-président de Toulouse Métropole, chargé de l'eau et de l'assainissement. Pour accompagner les administrés, 90 000 kits économiseurs d'eau ont été distribués.
À lire également
« Équiper un robinet d'un mousseur permet de créer des bulles d'air qui donnent une impression de volume et de réduire le débit d'eau », décrypte la directrice de l'agence de l'eau, qui a participé au financement de la mesure. Sur le premier été, les résultats sont encourageants, avec un demi-million de m3 d'eau économisés par rapport à 2023. Des chiffres toutefois à prendre avec des pincettes sur une année très pluvieuse. « Nous aimerions aussi affiner les données pour savoir qui a le plus réduit sa consommation entre les particuliers, les industries et les collectivités », indique Robert Médina.
Florine Galéron