« Airbus Protect détecte des centaines de cyberattaques chaque semaine »
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Thierry Racaud, PDG d'Airbus Protect.
Florine Galéron
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Thierry Racaud, PDG d'Airbus Protect.
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En mars dernier, l'aéroport international de Kuala Lumpur en Malaisie a été victime d'une cyberattaque majeure. Les cybercriminels ont exigé une rançon de 10 millions de dollars pour restaurer l'accès aux systèmes affectés. Cet exemple est loin d'être isolé. Au printemps 2023, un groupe cybercriminel appelé Anonymous Sudan, s'était attaqué aux Aéroports de Paris ainsi que les aéroports de Paris-Vatry, de Marseille, de Lyon et de Bordeaux.
L'aéroport Toulouse-Blagnac n'échappe pas à la règle.
Sans compter le risque d'attaques sur les activités économiques associées : « Ce n'est pas arrivé sur la plateforme, mais on peut imaginer une attaque cyber qui vise les parkings et qui empêche l'aéroport d'encaisser les règlements. »
Le quatrième aéroport régional français a investi un million d'euros sur une année (sur un chiffre d'affaires de 160 millions) pour la cybersécurité et dispose de quelques experts sur le sujet. Ce qui reste toutefois insuffisant au regard de la menace. Raison pour laquelle au printemps, ATB a souscrit à un contrat de cybersécurité auprès d'Airbus Protect.
Fondée il y a trois ans, cette filiale d'Airbus emploie 1 700 personnes en Europe à proximité des principaux sites de production de l'avionneur (dont 900 à Toulouse). Airbus Protect dispose au global de 600 personnes dédiées à la cybersécurité, le reste des effectifs réalise des travaux d'ingénierie en matière de sûreté ou encore sur des sujets de durabilité. Les équipes toulousaines sont en train de prendre leurs quartiers dans un nouveau bâtiment de 4 800 mètres carrés en pleine zone aéroportuaire.
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Airbus Protect s'est donné pour mission de protéger non seulement le groupe aéronautique, mais aussi toute sa chaîne de fournisseurs. « Airbus reste une entreprise qui est attaquée quotidiennement. Mais les points de fragilité, ce sont plutôt les PME ou les ETI qui n'ont pas l'expertise pour se protéger », commente Thierry Racaud, PDG d'Airbus Protect. Lors du dernier Aeroforum organisé par La Tribune, le sous-traitant toulousain Satys révélait ainsi avoir été la cible d'une cyberattaque ayant entraîné la paralysie totale de ses 1 200 postes informatiques dans le monde.
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