« C'est passé vite » : le PDG de Figeac Aero quittera bientôt son fleuron aéronautique
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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aero, lors du dernier Salon du Bourget.
Florine Galéron
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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aero, lors du dernier Salon du Bourget.
Florine Galéron
EXCLUSIF. Au mois de juin dernier, Jean-Claude Maillard prévenait : ce serait « son avant-dernier ou son dernier » Salon du Bourget. L'emblématique PDG de Figeac Aero, aujourd'hui âgé de 68 ans, a dévoilé au printemps son souhait de céder l'entreprise qu'il a fondée en 1989. À l'époque, l'ingénieur d'à peine une trentaine d'années travaille pour Ratier-Figeac, équipementier de premier rang, lorsqu'il décide de créer sa propre société dans le Lot. « J'ai commencé au bon moment en comprenant que les donneurs d'ordre, alors déraisonnablement intégrés, allaient devoir sous-traiter et davantage acheter que produire. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est que le marché allait autant se développer », confie-t-il à La Tribune.
Profitant de cette vague, Figeac Aero connaît une croissance fulgurante, passant de 19 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2000 à 447 millions en mars 2020 et devenant ainsi le premier sous-traitant aéronautique en Europe. Après le cataclysme du Covid, qui divise par deux son chiffre d'affaires, le fabricant de pièces aéronautiques voit le bout du tunnel. Figeac Aero atteint sur le dernier exercice une chiffre d'affaires de 432 millions d'euros, avoisinant son niveau d'avant crise (447 millions en mars 2020).
Les perspectives à moyen terme du groupe, qui emploie plus de 3 500 personnes dans le monde, sont florissantes. Figeac Aero vise un chiffre d'affaires supérieur à 600 millions d'euros, soit près d'un tiers de plus que son pic historique de 2020, un Ebitda à 100 millions d'euros et un flux de trésorerie disponible (free cash flow) supérieur à 60 millions d'euros par an, soit quasiment le double du niveau atteint sur le dernier exercice. À cela s'ajoute un important plan de désendettement, à l'horizon 2028. C'est également à cette échéance que Jean-Claude Maillard prévoit de quitter l'entreprise :
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« C'est passé vite. Quand on est occupé à réaliser un projet, on pense déjà au prochain, ce qui accélère le temps qui passe. Mais je suis fier de la qualité des produits qu'on arrive à mettre sur le marché. Figeac Aero est une belle société avec un bon niveau de rentabilité et encore de grandes perspectives de croissance », analyse le dirigeant après avoir passé quasiment quarante années à la tête de l'entreprise qu'il a fondée.