Aéronautique : Figeac Aero chiffre l'impact des droits de douane américains

Florine Galéron
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Figeac Aero exporte pour 30 millions de dollars de pièces chaque année vers les USA.
Rémi Benoit

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Figeac Aero exporte pour 30 millions de dollars de pièces chaque année vers les USA.
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Alors que le patron d'Airbus, Guillaume Faury, a suggéré mardi que les Boeing exportés vers l'Europe soient taxés - si les droits de douane de +10% de Donald Trump contre la filière aéronautique européenne persistent -, l'ensemble des fournisseurs de la filière est en train d'évaluer l'impact de la hausse tarifaire américaine.
Premier sous-traitant aéronautique européen avant le Covid, Figeac Aero se montre pour sa part optimiste et évoque « une exposition limitée ».
Ces exportations concernent en premier lieu des pièces d'A350 à destination de Spirit Aerosystems et des éléments de nacelles d'A320 au profit de Collins, qui représentent respectivement 16 et 10 millions de dollars. L'ensemble de ces équipements est ensuite réexporté vers l'Europe pour l'assemblage final. Ce qui fait dire au directeur que « si des taxes devaient être payées, ce sont généralement les importateurs qui doivent les payer. Ces derniers peuvent bénéficier de mécanismes de remboursement lors du ré export de ces pièces via à un mécanisme appelé duty drawback ».
Dans une moindre mesure, Figeac Aero exporte des longerons d'aile pour les jets d'affaires de Gulfstream (3 millions de dollars), une production pour laquelle « une relocalisation est aisée si besoin » via la filiale américaine du groupe lotois à Wichita.
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De manière générale, le fabricant estime que « les schémas de production ne vont pas évoluer de façon significative, ce qui prendrait un temps et des investissements extrêmement importants, très probablement supérieurs au coût réel des taxes douanières, ces coûts qui pourraient finir par être payés par les compagnies aériennes américaines ». Sur le long terme, Figeac Aero s'attend à « un impact positif in fine, en favorisant les acteurs aéronautiques européens face à des acteurs américains pour lesquels des taxes douanières pourraient être annoncées en représailles ».
Florine Galéron