Le 26 juin dernier, les trois repreneurs potentiels ayant fait une offre de reprise des librairies Sauramps (130 salariés au moment de la procédure de mandat ad hoc, en juin 2016, 120 aujourd'hui) présentaient leur projet lors d'une audience du tribunal de commerce de Montpellier.
Le 28 juin, le tribunal rendait sa décision : c'est l'offre du groupe Le Furet du Nord qui était retenue.
Les projets présentés s'étendaient sur des périmètres différents. Seule l'offre de l'architecte montpelliérain François Fontès, au travers de sa société Ametis, portait sur l'ensemble du groupe Sauramps, avec la reprise de 85 salariés. Une deuxième offre était formulée par le groupe Le Furet du Nord, incluant les librairies du Triangle, de Polymôme et du Musée Fabre (78 salariés, dont 22 à Mauguio en fonctions support et logistique) ainsi que celle d'Alès (13 salariés), mais excluant la holding (5 personnes) et la librairie d'Odysséum (26 salariés). La 3e offre, émanant de Benoît Bougerol, libraire et propriétaire de la Maison du Livre à Rodez (12) et de la Librairie Privat à Toulouse (31), ne portait que sur la reprise de la librairie d'Alès.
Le tribunal a tranché, favorisant l'expérience d'un professionnel du secteur de la librairie à l'alternative d'une offre mieux disante socialement mais émanant d'une entreprise dans un tout autre secteur d'activité (Ametis est spécialisée dans le logement social).
Le Furet du Nord, dont le siège se situe à Lomme (59), compte 17 magasins, emploie 420 personnes, et réalise un chiffre d'affaires de 90 M€.
Son offre prévoit la reprise de 47 salariés en centre ville de Montpellier (Triangle, Polymôme et Musée Fabre) et de 10 salariés à Alès. Une offre améliorée de 10 salariés supplémentaires par rapport à la première version présentée initialement par le repreneur.
Ainsi, avec cette reprise, la librairie d'Odysseum, « non viable » du fait d'un loyer et de charges exorbitants, selon Pierre Coursières, le P-dg du groupe Le Furet du Nord, vit ses dernières heures. Et ce sont donc au total quelque 62 salariés du groupe montpelliérain qui vont se retrouver sans emploi, auxquels s'ajoutent 11 CDD qui n'ont pas été reconduits.
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L'offre de reprise de Pierre Coursières comprenait des conditions suspensives, notamment obtenir une remise aux normes par les bailleurs et revenir à un niveau de loyer "cohérent" au Triangle.
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La célèbre institution montpelliéraine devrait toutefois conserver son identité.
Quoi qu'il en soit, cette décision met un terme à une longue et difficile période pour les salariés du groupe Sauramps. Une page se tourne...
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