En 2020, 200.000 colis ont été envoyés depuis les entrepôts de logistiques de Bienmanger.com, en Lozère, près de La Canourgue.
Bienmanger.com
L’entreprise lozérienne Bienmanger.com, site de e-commerce spécialisé en épicerie fine, produits bio et vins, a connu une année 2020 faite d’incertitude et de croissance à la fois. La crise sanitaire jouant comme un accélérateur, son dirigeant Laurent Caplat et ses équipes ont dû faire preuve de beaucoup d’agilité pour s’adapter aux sursauts de l’activité du site au gré des évolutions de la crise.
L'épicerie fine en ligne Bienmanger.com, dont le siège est à côté de La Canourgue, en Lozère, célébrait ses 20 ans en 2020... Une année-anniversaire particulière puisqu'elle a aussi été celle de la crise sanitaire liée au Covid-19.
Pour ce spécialiste du e-commerce, qui, depuis son lancement, a élargi son périmètre à une offre du « bien-manger » et s'affiche désormais aussi comme magasin bio et caviste en ligne, la crise aura été un accélérateur.
«Les gens ont eu moins envie d'aller faire les courses en magasins et donc ils ont commandé en ligne,se souvient Laurent Caplat, fondateur et dirigeant de Bienmanger.com.Au 30 juin 2020, nous avons fini avec un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et en 2021, on devrait atteindre les 12 millions d'euros. »
Ce qu'il a pu observer chez les consommateurs au début de la crise derrière son écran, c'est « une peur panique de manquer, avec les gens qui se ruent sur les pâtes, la farine par kilos. En parallèle, les achats plaisir et festifs se sont effondrés ».
Des hauts et des bas : offre restreinte puis recrutements
Alors évidemment, pour les 50 salariés de la petite entreprise lozérienne, il a fallu s'organiser.
« C'était compliqué à gérer car nous avions de commandes, les relais ou les bureaux de Poste fermaient et les colis revenaient, qu'il fallait renvoyer au domicile des clients,raconte le dirigeant. Il y avait aussi des retards chez les transporteurs... Et nous avions peur de recruter car il y avait beaucoup d'incertitudes. Au bout de trois semaines, on s'est retrouvé à presque fermer le site, puis nous avons décidé de restreindre notre offre à une centaine de produits de première nécessité, contre 12.000 habituellement. »
Laurent Caplat, fondateur et dirigeant de Bienmanger.com (Crédits : Bienmanger.com)
Laurent Caplat, fondateur et dirigeant de Bienmanger.com.
Finalement, le dirigeant se décide à recruter une quinzaine de personnes pour mettre en place une équipe de jour et une de soir, « des étudiants, des travailleurs indépendants dont l'activité avait ralenti ». Sur la logistique, les effectifs passent de 35 à 50 et Bienmanger.com rétablit la totalité de son offre habituelle.
« En septembre, nous sommes revenus à un rythme normal. Nous avons gardé quelques-uns des nouveaux salariés, notamment pour préparer Noël qui est toujours une période très chargée pour nous, avec de gros approvisionnements qui arrivent dès septembre. Puis ça a été le deuxième confinement, avec à nouveau une accélération. Nos équipes de Noël ont basculé pour donner un coup de main. Cette fois, la supply-chain nationale était rodée et les livraisons se passaient mieux. »