Les premières livraisons d'immeubles de bureaux du quartier Cambacérès, où s'érigera entre autres la future Halle Nova (photo), sont attendues pour 2023.
Hibrid
Avec 71.560 m2 de bureaux placés en 2020, le marché de l’immobilier d’entreprise montpelliérain confirme son dynamisme malgré une baisse de 29% (contre 36% au national). Mais l’année 2020 et sa crise sanitaire auront aussi accentué une autre tendance : un marché du bureau neuf sous-offreur. BNP Paribas Real Estate fait le point sur un marché en tension.
Le premier trimestre 2020 avait été correct. Mais le marché de l'immobilier d'entreprise n'aura pas échappé à la crise sanitaire. Le premier confinement stoppant net l'activité des professionnels du secteur, les annulation ou reports de signatures auront eu raison du 2e trimestre avec une chute brutale des transactions de 61% par rapport à 2019. Les demandes ont ralenti, les incertitudes sont restées, et le deuxième confinement a fini de ranger l'année 2020 parmi les années baissières...
Dans son bilan annuel, l'opérateur BNP Paribas Real Estate (présent dans 17 villes en France) souligne qu'à l'échelle nationale, le recul du volume de m2 placés a été de 36% par rapport à l'année précédente, qui avait atteint un pic historique (deux millions de m2).
A Montpellier, le marché restant dynamique, la baisse du volume de transactions n'aura été « que » de 29% alors qu'elle a été en moyenne de 42% dans six grandes métropoles (Lyon, Lille, Aix/Marseille, Bordeaux, Nantes et Toulouse). La capitale toulousaine, qui a enregistré une chute de 51% des transactions en raison notamment du fort impact de la crise sur le secteur aéronautique, descend à la 9e place des 17 villes étudiées (contre la 6e en 2019), tandis que Montpellier gagne une place pour monter en 7e position.
Une vacance de 4,33%
Globalement, cette année en demi-teinte (avec un effet rattrapage du confinement sur le 3e trimestre de + 77 % par rapport à celui de 2019) continue d'afficher un marché sous-offreur en bureaux neufs.
« L'offre disponible à un an au 31 décembre 2020 est de 87.000 m², soit en dessous de la moyenne décennale qui s'établit à 93.000 m², dont 72.000 m2 en seconde main, ce qui est stable par rapport à 2019,annonce Caroline de Boisgelin Abecassis, directrice de l'agence BNP Paribas Real Estate Montpellier. L'offre neuve est en légère augmentation : 15.000 m2 contre 12.000 en 2019 mais 40.000 en 2018. Une hausse qui résulte de quelques restructurations d'immeubles. Mais ce stock de neuf reste faible, bien en dessous de sa moyenne décennale de 24.000 m²... Sans surprise donc, le taux de vacances qui était passé en-dessous de la barre des 5% en 2019, continue de baisser pour s'établir à 4,33% ce qui démontre une nouvelle fois un marché tendu (un marché est considéré tendu en dessous de 5% de vacance, NDLR) ».
Selon BNP Paribas Real Estate, il faudra attendre 2022 pour retrouver un niveau acceptable de neuf (22.000 m² avec notamment les immeubles Albatros de CFC Développement, Social Club de Linkcity, ou Onyx de BlackPearl Group), et 2023 pour voir se développer « une véritable production de neuf » avec les premières livraisons de la ZAC Cambacérès (60 hectares, 130.000 m² de bureaux). Une ZAC à l'emplacement stratégique car située au pied de la nouvelle gare TGV Montpellier Sud de France, à deux minutes de l'aéroport et à deux minutes des autoroutes A9 et A709, et qui sera connectée à la ville par l'extension de la ligne 1 du tramway.
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