Le traditionnel salon de l'immobilier d'automne ouvrait ses portes ce 23 septembre pour trois jours à Montpellier. Dans un format réduit, avec relativement peu de promoteurs immobiliers. C'était l'occasion pour le maire de Montpellier et président de la Métropole, Michaël Delafosse, de s'adresser directement aux acteurs de l'immobilier, dans les starting-blocks depuis son élection en 2020, après que l'élu avait fortement ralenti l'urbanisation de la ville.
En février dernier, quand il a annoncé un choc de l'offre avec 8.000 logements dans les deux ans, les promoteurs voulaient y croire mais demandaient à voir. Et ils ont vu : il y a quelques jours, Laurent Villaret, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée, se félicitait que la SERM, aménageur de la Métropole, ait lancé 45 lots et 3.454 logements, ainsi que 52.000 m2 tertiaires, confirmant une stratégie politique volontariste.
«Je travaille dans d'autres métropoles françaises et Montpellier est la seule qui prenne le risque de stabiliser la crise, aucune autre n'a fait suffisamment d'anticipation foncière, assure Laurent Villaret.Le choc de l'offre, c'est plus que le PLH, et c'est 400 millions d'euros de marchés de travaux ! Dans ce choc, la nouveauté, c'est aussi le modèle : la confiance, la gouvernance apaisée qu'on a ressentie de façon opérationnelle, un mode de travail projet avec la SERM, et la transparence.»
Construire, oui, mais comment et où ? Car la loi Climat et résilience fixe l'objectif de diviser par deux le rythme d'artificialisation des sols d'ici à 2030. Face aux inquiétudes des professionnels de l'aménagement urbain quant aux conséquences du "zéro artificialisation nette" (ZAN), Michaël Delafosse se veut rassurant et semble même entrer en résistance, assurant être « en mode combat »...