La remontée des coûts de financement a déstabilisé le secteur de l'immobilier en général, y compris celui de l'immobilier tertiaire, s'ajoutant à l'impact de la crise sanitaire sur les besoins des entreprises en surface. Plus de télétravail et moins de m2... La construction des programmes immobiliers de bureaux a été affectée, retardant les chantiers et obérant l'offre des années à venir. Sur le périmètre de la métropole de Montpellier, les professionnels qui parlaient, à l'automne dernier, d'un marché « plus ajourné que grippé », évoquent aujourd'hui la résilience d'un marché qui sort d'un long tunnel sous-offreur. Avec toutefois une réserve sur 2025.
Au niveau national, la baisse de la demande placée est de 14% autant en Ile-de-France que dans les régions, ce qui fait dire à Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint du pôle Régions de BNP Paribas Real Estate Transaction France, que « le marché plie mais ne rompt pas ». L'analyste observe un autre phénomène : en dix ans, le poids de la demande placée dans les régions a progressé de façon significative, cette part étant passée de 35% en 2012 à 46% en 2023.
Sur les dix dernières années, des dynamiques différentes sont à l'œuvre selon les métropoles et c'est sur les côtes atlantique et méditerranéenne que les progressions ont été les plus élevées. Et c'est la métropole de Montpellier qui enregistre la meilleure progression en dix ans, +34%, devant Nice et Rennes, seules Toulouse et Tours étant en retrait.