« A Montpellier, le marché est plus ajourné que grippé, pour des raisons facilement compréhensibles de difficultés d'accès aux financements,déclare Christèle Marnas, directrice régionale Languedoc-Roussillon du conseil en immobilier de bureaux Tourny Meyer, pour résumer l'état du marché de l'immobilier de bureaux dans la capitale languedocienne.Il faut garder beaucoup de vigilance car le marché s'est fragilisé... »
Caroline de Boisgelin, directrice associée de BNP Paribas Real Estate Montpellier, est la porte-parole de l'Observatoire* de l'immobilier d'entreprises de Montpellier. Elle confirme cette analyse : « Oui, on peut parler d'un marché ajourné mais il n'y a pas de garantie que les transactions se fassent à court terme. On n'a pas de "no-go" mais des "remis à plus tard". On n'est pas complètement sereins... Chez les utilisateurs, il y a beaucoup de questionnements sur les stratégies à adopter : quelques-uns sont allés vers une réduction des m2, d'autres ont mis leur projet en stand by en espérant que le marché se retourne et offre de meilleures conditions. Mais je ne crois pas à un retournement de marché à Montpellier donc c'est une prise de risque pour eux de se faire doubler et ne pas avoir l'immeuble qu'ils veulent ».
La spécialiste évoque l'existence de deux marchés à Montpellier : « Celui de la petite surface, où les entreprises demandent beaucoup de services et de flexibilité, et celui de la grande surface où les entreprises demandent une certification environnementale de l'immeuble, du photovoltaïque en autoconsommation sur le toit, des accès en mobilités douces, des locaux à vélos, des douches et une réversibilité des locaux dans le temps ».