Dans un contexte économique et politique chamboulé, les prises de décisions (et de risque) des décideurs ont été ralenties, voire stoppées. Une situation qui s'est rapidement vue dans les chiffres à la baisse du marché de l’immobilier de bureaux dans certaines métropoles françaises, au cours du premier semestre 2024. Montpellier y fait figure d’exception, avec un ralentissement mesuré. Pour autant, certains signaux sont à considérer et les brokers du territoire montpelliérains passent à l’offensive.« Les métropoles régionales plient mais ne rompent pas », analysait le cabinet conseil en immobilier d'entreprise Arthur Loyd fin juillet, dans son étude « L'indispensable du marché des bureaux en régions au 1er semestre 2024 », dressant un premier bilan du marché utilisateurs à mi-2024 dans les sept principales métropoles françaises (Lyon, Lille, Aix-Marseille, Nantes, Toulouse, Bordeaux et Montpellier). Une situation qui s'apprécie cependant avec une souplesse diverse selon les métropoles...
Sans surprise, le marché tertiaire des grandes métropoles régionales est impacté par le ralentissement de l'activité économique en France. Carnets de commandes des entreprises, situation des trésoreries ou défaillances, etc., les indicateurs de conjoncture se sont dégradés sur l'année écoulée, érodant au passage la confiance des dirigeants en même temps que leurs projets immobiliers à moyen et long terme. A cette décélération de la demande exprimée des entreprises au cours du premier semestre 2024 est venue s'ajouter l'incertitude liée aux élections législatives anticipées.
Dans les sept métropoles analysées, le nombre total de transactions recule « de seulement 11% par rapport au premier semestre 2023 », avec 90 transactions de plus de 1.000 m2 de bureaux dans les sept métropoles analysées, les PME et ETI représentant toujours le socle principal de la demande exprimée dans les territoires. Mais le volume de transactions de bureaux de 450.200 m2, est en repli de 24% par rapport à la même période en 2023, et même de 29% par rapport à la moyenne de long terme. A titre de comparaison, le marché des bureaux en Ile-de-France enregistre, avec 853.300 m2 placés, une baisse de 5% par rapport au S1 2023, mais de 18% sur sa moyenne de long terme.
Si le repli de la demande placée au premier semestre 2024 reste mesuré (entre -4% et -12%) à Lyon, Lille et Aix-Marseille, les marchés de bureaux de Bordeaux, Toulouse et Nantes, pourtant parmi les plus attractives ces dernières années, enregistrent des baisses assez significatives au premier semestre 2024, comprises entre -35% et -51%.