Réduire l'empreinte carbone de l'industrie sidérurgique. C'est l'ambition du partenariat entre Genvia et ArcelorMittal, officialisé le 4 novembre dans l'usine du spécialiste de l'hydrogène décarboné, à Béziers. L'enjeu : sécuriser une innovation de rupture issue du CEA Grenoble, des électrolyseurs haute température, pour produire de l'hydrogène décarboné à grande échelle et à coûts compétitifs (voir encadré). Genvia va ainsi installer un électrolyseur expérimental sur le site d'ArcelorMittal à Saint-Chély-d'Apcher (Lozère), en conditions réelles, pour introduire à grande échelle de l'hydrogène bas carbone dans les processus industriels de l'acier, en lieu et place d'hydrogène issu du méthane.
Concrètement, le démonstrateur expérimental Genvia SOEL200 récupérera la chaleur résiduelle du processus de recuit continu d'ArcelorMittal pour produire de l'hydrogène par électrolyse de vapeur d'eau.
Créée en 2021, Genvia est une entreprise de partenariat technologique publique-privée entre Cameron-Schlumberger, le CEA Grenoble, Vinci Construction, Vicat et la Région Occitanie, et qui, soutenue par le programme France 2030 (200 millions d'euros), a vocation à faire émerger une filière française de l'électrolyse à haute température, notamment pour décarboner l'industrie (sidérurgie, industrie chimique, raffinage ou industries de la chaleur comme le fer, le ciment, le verre ou l'aluminium), mais aussi pour la coupler aux futurs EPR nucléaires et en récupérer la chaleur perdue, ou encore pour fabriquer des carburants de synthèse pour l'aviation ou le maritime.