Le contrôle qualité des eaux minérales naturelles du groupe Nestlé, dont la source Perrier de Vergèze (Gard), fait l'objet d'une commission d'enquête sénatoriale depuis la révélation, début 2024 par des journalistes du Monde et de France Info, de traitements interdits (des filtrations et des traitements par charbons actifs et par UV, interdits par la règlementation européenne), induisant une tromperie du consommateur. Le 7 février, les sénateurs en charge de cette enquête avaient d'ailleurs visité l'usine gardoise. Après avoir multiplié les auditions pendant plusieurs mois, cette commission doit présenter son rapport le 19 mai prochain.
Des hydrogéologues mandatés par l'État avaient rendu, début avril, un avis défavorable pour la production de la célèbre eau gazeuse sous la dénomination "eau minérale naturelle". Le 7 mai dernier, le préfet du Gard a mis en demeure le groupe Nestlé Waters, maison-mère de l'eau Perrier, de « retirer son système de microfiltration de son eau Perrier, dans un délai de deux mois », précisant que l'instruction de la demande de renouvellement de l'autorisation d'exploiter la source à Vergèze en vue de produire une "eau minérale naturelle" se poursuivait, avec l'objectif d'arrêter une décision d'ici le 7 août.
Mais le 12 mai au soir, dans un communiqué, cette commission d'enquête annonce avoir saisi la justice pour "faux témoignage" d'un responsable de Nestlé Waters sur la situation du site de Perrier à Vergèze.