Aéronautique : Chez AAA, un accord signé avec plus de 500 licenciements

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La CFDT avait appelé les salariés à manifester une première fois début septembre (ici à Toulouse).
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La CFDT avait appelé les salariés à manifester une première fois début septembre (ici à Toulouse).
Rémi Benoit
Cela pourrait devenir l'un des plans sociaux aéronautiques les plus retentissants dans la Ville rose. Alors que le ciel se dégage du côté d'Airbus ou de Daher, ce vendredi 16 octobre, Force ouvrière et la CFE-CGC ont signé le projet d'accord sur le PSE prévoit 567 licenciements chez AAA (Assistance aéronautique et spatiale).
Le sous-traitant avait annoncé au mois de juillet qu'il comptait supprimer 719 postes en France sur 1 587, soit plus de 45% des effectifs, après avoir déjà mis fin au contrat d'environ 500 intérimaires. Dans cette configuration initiale, le site de Colomiers, près de Toulouse, figurait parmi les plus touchés avec 297 suppressions de postes projetées par la direction (la moitié de l'effectif) du fait des baisses de cadences d'Airbus. Par ailleurs, à Méaulte, dans la Somme, 139 postes étaient menacés soit 90% de l'effectif, en raison de la réinternalisation par Stelia des activités.
Après négociations, 241 licenciements sont envisagés dans la Ville rose, 44 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et 128 dans la Somme
Les deux organisations syndicales mettent en avant par exemple l'allongement du congé de reclassement de six mois (au lieu de quatre) et la mise en place d'une aide de 8 000 euros à la création d'entreprise en cas de départ volontaire. 65 postes seront également à pouvoir dans le groupe.
Mais pour la CFDT, opposée au texte, le compte n'y est pas.
Avant d'ajouter : "La direction n'a pas voulu mettre en place l'activité partielle de longue durée. Airbus va mettre en place l'APLD. On ne voit pas pourquoi cela ne serait pas possible chez nous".
À lire également
La CFDT espère toujours pouvoir intégrer l'APLD via un avenant à l'accord. Le syndicat avait appelé à plusieurs reprises les syndicats à se mobiliser. D'abord au mois de septembre avec une première journée de manifestation, notamment à Toulouse puis une grève reconductible d'une semaine et demie à Carquefou et de trois semaines à Méaulte. Une nouvelle manifestation s'était tenue le 6 octobre dernier.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron