Aéronautique : Latécoère lance une vaste réorganisation de ses sites à Toulouse

Florine Galéron
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Latécoère inaugurait en 2018 en grande pompe son « usine du futur » à Toulouse-Montredon.
Rémi Benoit

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Latécoère inaugurait en 2018 en grande pompe son « usine du futur » à Toulouse-Montredon.
Rémi Benoit
C'était il y a près de quatre ans. En mai 2018, Latécoère inaugurait en grande pompe son « usine du futur » à Toulouse-Montredon. Ce nouveau site de production automatisé de 6.000 m2 a demandé 37 millions d'euros d'investissements pour équiper notamment le groupe aéronautique de nouvelles machines d'usinage de pièces élémentaires. Le pionnier de l'aéronautique fondé en 1917 en développant des hydravions avant de devenir un sous-traitant aéronautique de rang 1 pour Airbus et Boeing, produisant en série notamment des portes d'avion et des câblages de trains d'atterrissage voulait montrer qu'il restait à la pointe de l'innovation.
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Mais aujourd'hui le pari industriel est loin d'être gagné. La montée en puissance du site de Montredon s'est arrêtée net avec la crise sanitaire et Latécoère a également été impacté par la mauvaise santé des commandes sur le Boeing 787. Le groupe aéronautique doit aussi faire face à une concurrence féroce sur son activité d'usinage avec la consolidation de la supply chain qui a donné naissance à des géants des pièces élémentaires à l'instar notamment de Mecachrome. « Ils sont capables de produire d'énormes quantités et il est très difficile d'être compétitif dans ce contexte », observe-t-on en interne chez Latécoère.
Florine Galéron