Histoires de voitures : la Mini, une maxi-saga anglo-germanique

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Concept de la future Mini  de 2014 / DR
Concept de la future Mini de 2014 / DR
Une nouvelle Mini arrivera début 2014. Pour fêter dignement le 54ème anniversaire des devancières "so British" Morris Mini-Minor et Austin Seven. BMW a repris les rênes en 1994. Aujourd'hui, les capacités de production ne suffisent pas, tant la demande est forte. Quatrième volet de notre série d'été sur les voitures mythiques qui ont écrit l'histoire de l'automobile des cinquante dernières années. Et qui roulent toujours!

Tiens, la voilà! Une nouvelle génération de la célèbre citadine anglaise pointe son nez pour le début 2014. Elle inaugurera une toute nouvelle plate-forme, partagée pour la première fois avec des BMW, la maison-mère allemande... Une consécration, histoire de fêter en beauté le 54ème anniversaire de la toute première Mini, « so British ». Quelle saga !

Morris Mini-Minor produite en 1959


(Wikipédia)
 


5,3 millions d'unités

Le 26 août 1959, le consortium British Motor Corporation (BMC) dévoilait sa petite citadine révolutionnaire à traction avant et moteur transversal, présentée alors sous deux labels: la Morris Mini-Minor et l'Austin Seven. Une ?uvre de l'ingénieur grec, Sir Alec Issigonis. Entre 1959 et 2000, date de l'arrêt de production de la « vraie » Mini, cette voiture s'est  fabriquée à 5,3 millions d'exemplaires, dans ses nombreuses versions et sous diverses marques telles Wolseley, Riley, la prestigieuse et confidentielle Van den Plas, ou l'italienne Innocenti... Une carrière formidablement longue, donc.

Peu d'évolutions

Les Anglais ne faisant rien comme tout le monde, la belle n'a quasiment pas changé durant tout ce temps. Pas vraiment. Fidèle à l'original à la forme de la calandre ou des feux arrière près, la Mini aura conservé ses fabuleuses qualités (gabarit riquiqui, ligne originale, excellente tenue de route, maniabilité exceptionnelle) comme ses vilains défauts (fiabilité douteuse, inconfort notoire, absence de coffre...). Ces voitures, qui ont eu leur heure de gloire en remportant trois victoires au Rallye de Monte-Carlo dans les années 60, ont en fait subi la longue décadence de l'industrie automobile britannique :  elles ont peu à peu perdu leur formidable avance technologique des débuts pour sombrer dans une obsolescence technique qui a entraîné in fine la disparition de l'industrie auto d'Outre-Manche.
 

Austin Mini Cooper S victorieuse en 1965 au rallye de Monte-Carlo


(Wikipédia)

Mutation sociologique

Si, aujourd'hui, on éprouve de la nostalgie pour ces petites anglaises à nulles autres pareilles,  elles étaient déjà dépassées dans les années 70 par leurs rivales plus jeunes. Sauf pour leur taille de guêpe ( trois mètres de long), leur poids contenu (620 à 700 kilos selon les versions à peine) et leur allure inimitable... qui en faisaient déjà un vrai modèle rétro. Au fil de sa carrière, la Mini aura subi en tous cas une véritable...

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