Histoires de voitures : la Mini, une maxi-saga anglo-germanique
Alain-Gabriel Verdevoye
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Tiens, la voilà! Une nouvelle génération de la célèbre citadine anglaise pointe son nez pour le début 2014. Elle inaugurera une toute nouvelle plate-forme, partagée pour la première fois avec des BMW, la maison-mère allemande... Une consécration, histoire de fêter en beauté le 54ème anniversaire de la toute première Mini, « so British ». Quelle saga !
Morris Mini-Minor produite en 1959
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(Wikipédia)
5,3 millions d'unités
Le 26 août 1959, le consortium British Motor Corporation (BMC) dévoilait sa petite citadine révolutionnaire à traction avant et moteur transversal, présentée alors sous deux labels: la Morris Mini-Minor et l'Austin Seven. Une ?uvre de l'ingénieur grec, Sir Alec Issigonis. Entre 1959 et 2000, date de l'arrêt de production de la « vraie » Mini, cette voiture s'est fabriquée à 5,3 millions d'exemplaires, dans ses nombreuses versions et sous diverses marques telles Wolseley, Riley, la prestigieuse et confidentielle Van den Plas, ou l'italienne Innocenti... Une carrière formidablement longue, donc.
Peu d'évolutions
Les Anglais ne faisant rien comme tout le monde, la belle n'a quasiment pas changé durant tout ce temps. Pas vraiment. Fidèle à l'original à la forme de la calandre ou des feux arrière près, la Mini aura conservé ses fabuleuses qualités (gabarit riquiqui, ligne originale, excellente tenue de route, maniabilité exceptionnelle) comme ses vilains défauts (fiabilité douteuse, inconfort notoire, absence de coffre...). Ces voitures, qui ont eu leur heure de gloire en remportant trois victoires au Rallye de Monte-Carlo dans les années 60, ont en fait subi la longue décadence de l'industrie automobile britannique : elles ont peu à peu perdu leur formidable avance technologique des débuts pour sombrer dans une obsolescence technique qui a entraîné in fine la disparition de l'industrie auto d'Outre-Manche.
Austin Mini Cooper S victorieuse en 1965 au rallye de Monte-Carlo
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(Wikipédia)
Mutation sociologique
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Si, aujourd'hui, on éprouve de la nostalgie pour ces petites anglaises à nulles autres pareilles, elles étaient déjà dépassées dans les années 70 par leurs rivales plus jeunes. Sauf pour leur taille de guêpe ( trois mètres de long), leur poids contenu (620 à 700 kilos selon les versions à peine) et leur allure inimitable... qui en faisaient déjà un vrai modèle rétro. Au fil de sa carrière, la Mini aura subi en tous cas une véritable mutation sociologique. Apparue comme voiture populaire, la Mini est devenue la voiture chic et snob des beaux quartiers avec des séries spéciales coquettes - et onéreuses - à souhait.
Alain-Gabriel Verdevoye