Fusion American Airlines-US Airways, dernier acte de la consolidation du ciel américain

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Annoncée jeudi, la fusion entre American Airlines et US Airways achève le processus de consolidation du ciel américain. 35 ans après le Deregulation Act de 1978 qui a libéralisé le secteur, le transport aérien va se structurer autour de trois compagnies classiques et d'une ou deux low cost majeures. Mettant fin aux guerres tarifaires sans merci, cette consolidation est l'une des causes du retour aux profits des compagnies américaines.

L'annonce ce jeudi de la fusion entre American Airlines et US Airways marque la fin de la consolidation du ciel américain. De six grosses compagnies aériennes classiques encore en activité il y a cinq ans, il n'en restera donc plus que trois : American Airlines (dont la marque sera conservée au détriment de celle US Airways), United (après la fusion United Airlines-Continental Airlines en 2010) et Delta (après le rapprochement en 2008 de Delta Air Lines et Northwest Airlines). Trois compagnies dites traditionnelles qui représentent près de 53% du marché intérieur américain et 48% de l'ensemble des trafics nationaux et internationaux.

A ces trois géants, il faut en ajouter un quatrième : Southwest Airlines, la plus grosse compagnie low cost du monde, qui a avalé en 2010 Air Tran, l'une de ses concurrentes à bas coûts. Elle possède 15% du marché intérieur et 11% toutes destinations confondues, internationales comprises. American, United, Delta et Southwest représentent donc plus des deux tiers du trafic aux Etats-Unis. A ce quatuor, il faudra ajouter la low cost Jetblue (6% de parts de marché) appelée à jouer elle aussi dans la cour des grands.

Le grand chamboulement de la libéralisation

Cette concentration du secteur trouve ses racines en 1978 dans le fameux Deregulation Act de Jimmy Carter. Et elle s'est accélérée au cours des cinq dernières années. La libéralisation du secteur dans les années 1980 a bouleversé le secteur du transport aérien américain. Les services de point-à-point qui prévalaient jusque là ont laissé place à des systèmes de vols en correspondances (pour optimiser le remplissage des avions) via des hubs de plus en plus puissants (mais...

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Commentaires
a écrit le 15/02/2013 à 9:44 :
Premier enseignement, le secteur aérien européen est trop morcelé par une multitude d'acteurs nationaux ce qui empêche des les économies d'échelle permettant de réelles réductions de couts. Même les fusions (Air France-KLM ou Iberia-British Airways...) ne vont pas jusqu'au bout avec des compagnies qui conservent des doublons administratifs couteux (services marketing, communication, gestion du personnel....).

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