Conseiller n'est pas (toujours) entreprendre
Yann Petiteaux
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Qui mieux qu'un chef d'entreprise pour conseiller un autre chef d'entreprise ? La réponse à cette question semble évidente. Pourtant, la réalité n'est pas toujours aussi simple. En effet, s'ils peuvent légitimement s'enorgueillir d'une formation technique de haut niveau, sans cesse mise à jour au regard de l'évolution réglementaire et législative, les divers conseillers du chef d'entreprise (avocat, expert-comptable, notaire, etc.) ne maîtrisent pas toujours certains langages (management, stratégie commerciale, étude de marché, etc.) pourtant cruciaux si l'on entend saisir tous les enjeux de l'acte d'entreprendre.
Par nature, les experts-comptables et commissaires aux comptes sont certainement les conseillers qui possèdent la vision la plus complète de l'activité entrepreneuriale. Cela tient d'abord à une formation initiale solide (qui s'achève sur un stage de trois ans), mais aussi à des dispositifs de formation continue de plus en plus ouverts sur des thématiques connexes.
Dans les 230 pages du dernier catalogue du Cref, on retrouve en effet des nouveautés telles que "l'accueil et le service client", "conduire efficacement vos entretiens individuels", "accompagnez vos clients à l'international", "connaître le nouvel environnement bancaire des entreprises", etc.
Cette offre est complétée par des formations de spécialisation sectorielle (secteur associatif, médico-social, marché de biens, hôtellerie...) "afin de mieux comprendre le métier du client".
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C'est une vraie tendance : l'expert-comptable ne se limite plus désormais à la manipulation de chiffres. De plus en plus, il propose un accompagnement global du chef d'entreprise. Il devient une sorte de coach pour tous les aspects de la vie de l'entrepreneur.
Yann Petiteaux
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