Le roi américain de l'auto-partage met le turbo

 |   |  387  mots
De très loin premier réseau d'auto-partage aux Etats-Unis, Zipcar, une " vieille " start-up âgée de 10 ans, vient de déposer une demande d'introduction à la Bourse de New York où elle compte lever 75 millions de dollars, rejoignant la file d'attente des cleantech américaines qui piaffent devant Wall Street, dont les stars des voitures électriques, comme Tesla.

Pour sa flotte de 7.000 voitures et ses plus de 400.000 adhérents qui louent ses voitures à l'heure ou à la journée, dans 13 grandes villes et 150 campus universitaires, Zipcar utilise toute une panoplie informatique -- internet, logiciels de logistique, applications pour smartphones, datas centers, internet mobile, GPS... pour fournir un service sur-mesure d'éco-mobilité. Au cours des 12 derniers mois, elle a traité plus de 2,6 millions de réservations.

Contrôle et maintenance à distance

Zipcar a vu grand dès le départ. Ses véhicules sont équipés d'une « boîte noire » avec processeur et modem, qui permet aux utilisateurs de déverrouiller la voiture qu'ils ont louée. Cet appareil reçoit les données transmises via le réseau de téléphonie cellulaire de l'opérateur AT&T, et quand un utilisateur réserve une voiture, par internet ou par téléphone, sa carte est autorisée pour le véhicule choisi, qui est garé dans des parkings réservés. Ce système permet aussi une maintenance à distance des véhicules, tant pour Zipcar que maintenant pour les entreprises qui gèrent leur flotte à travers son système.

Zipcar n'est pas encore rentable et risque de perdre encore de l'argent cette année. L'entreprise avertit même qu'en raison de ses besoins d'investissement, elle ne sait pas si ses pertes se poursuivront en 2011, voire au-delà. En 2009, son chiffre d'affaires a atteint 131,2 millions de dollars, contre seulement 13,7 millions en 2005.

Il y a deux ans, la société avait fait un pas de géant en rachetant son principal concurrent américain, Flexcar, une société qui faisait trois fois sa taille, possédait déjà 5.000 voitures et que détenait le cofondateur d'AOL, Steve Case.

L'Europe en ligne de mire

Et elle s'étend aujourd'hui en Europe : déjà présente en Espagne depuis fin 2009 via une participation minoritaire dans Avancar, une petite société de Barcelone, elle vient d'acheter le numéro un britannique, Streetcar (23 millions de dollars de chiffre d'affaires).

Zipcar a donc pris une longueur d'avance sur ce marché qui semble promis à un bel avenir. Selon le cabinet Frost & Sullivan, le nombre de conducteurs qui auront recours à des voitures partagées devrait atteindre plus de 4 millions de personnes en Amérique du Nord et 5,5 millions en Europe dans les 5 ans.

Green Business - le site de référence


 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :