Cap Vert Energie s'allie à un pionnier de la méthanisation

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Le spécialiste du solaire Cap Vert Energie confirme sa diversification dans la méthanisation. Après avoir bouclé une importante levée de fonds, la jeune pousse de Marseille (Bouches-du-Rhône) crée une filiale dédiée, Cap Vert Bioénergie, qui est détenue à 25% par un spécialiste du secteur, doté d'un portefeuille de projets : Enerfa, une petite société d'Ecully (Rhône) dirigée par Edmond Farah, un pionnier de la méthanisation et du biogaz.

Cap Vert Energie a levé un total de 7 millions d'euros cette année auprès d'investisseurs privés et de ses associés. L'entreprise a notamment collecté 2,2 millions en juillet dernier, puis 1,8 million d'euros en septembre. Plus des deux tiers des fonds viennent financer les projets solaires. Le solde est dévolu aux développements dans la méthanisation.
Cap Vert Bioénergie dispose d'un portefeuille de six projets, cumulant une puissance à développer de 11 MW, pour un investissement estimé de 50 millions d'euros à l'horizon 2014, date des premières mises en service. Un projet a été apporté par Cap Vert Energie et cinq autres sont le fruit des travaux d'Edmond Farah ces dernières années. De fin 2006 à 2010, ce dernier a développé des projets de méthanisation pour le compte du groupe d'investissement britannique Oxara Energy, spécialisé dans les énergies renouvelables. Les projets se démarquent dès le début du biogaz de décharge (centres d'enfouissement des déchets), marché historique en France.
"J'ai compris dès 2005 que la méthanisation avait toute sa place en France", note Edmond Farah. De fait, un an plus tard l'Etat vote le premier cadre réglementaire évoquant la méthanisation, hors biogaz de décharge. C'est l'arrivée en France de la méthanisation territoriale, puis du biogaz à la ferme (méthanisation de déchets agricoles).

Une expertise sur la méthanisation
Face à la crise économique et financière, Oxara décide en 2010 de se retirer du marché français et de céder les projets de méthanisation développés par Edmond Farah. Ce dernier en récupère cinq en compte propre, et le fonds britannique vend cinq autres projets avancés au chimiste Rhodia courant 2010.
Aujourd'hui, les actifs récupérés par Edmond Farah et sa société Enerfa sont apportés à Cap Vert Bioénergie. Cap Vert Bioénergie s'inscrit dans une logique de méthanisation territoriale. "Je cherchais un partenaire pouvant m'apporter un appui structurel et financier pour mes projets de méthanisation, une approche qui est celle de Cap Vert Energie", précise Edmond Farah. Cap Vert Bioénergie se positionne également comme exploitant des centrales. Les projets de méthanisation vont de 0,5 à 4 MW unitaire et peuvent entrer dans une logique de cogénération (production de chaleur et d'électricité).

Un véhicule financier en gestation
"Nos projets vise d'abord une valorisation maximale de l'énergie produite. Notre priorité est ainsi de trouver un débouché à la chaleur produite, avec un partenaire industriel par exemple", explique Pierre de Froidefond, cofondateur et directeur du développement de Cap Vert Energie. Un projet de cogénération est ainsi développé avec une fromagerie de Saint-Mamet-la-Salvetat (Cantal), qui récupère la chaleur produite par la centrale électrique, alimentée par différent déchets organiques.
"Cap Vert Energie envisage la création d'un fonds d'infrastructure dans les 18 à 24 prochains mois pour financer une partie des projets biogaz de Cap Vert Bioénergie", ajoute Pierre de Froidefond. Ce véhicule pourrait être monté avec un partenaire financier (fonds infrastructure ou fonds d'investissement), et son champ d'investissement pourrait être élargi aux projets solaires du groupe.

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