L'éolien devant les centrales à gaz aux Etats-Unis en 2012

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Alors que le crédit d'impôt favorable à l'éolien s'éteint le 31 décembre prochain et que l'incertitude plane sur sa reconduction, les installations de fermes éoliennes se multiplient aux Etats-Unis. Fin novembre, et pour la première fois, ces nouvelles capacités de production avaient déjà dépassé celles des centrales à gaz installées dans l'année, laquelle pourrait s'achever sur un record évalué entre 8 et 12 gigawatts (GW).

6.519 mégawatts (MW) d'éolien installés entre le 1er janvier et le 30 novembre 2012 aux Etats-Unis, contre 6.335 pour les capacités de production d'énergie à base de gaz naturel. C'est la première fois que le phénomène se produit. Il est d'autant plus remarquable qu'il survient dans un contexte très favorable au gaz, très compétitif grâce aux quantités importantes de gaz de schiste exploitées sur le sol américain.

Raccordement impératif avant le 1er janvier

Mais cet avantage est compensé - momentanément du moins - par l'imminence (au 31 décembre prochain) de la fin du PTC (production tax credit). Cette subvention à l'énergie éolienne, qui permet de rémunérer les producteurs 2,2 cents de dollar par kilowattheure produit pendant 10 ans, pourrait être prolongée par le Congrès, comme cela s'est produit dans le passé à plusieurs reprises. Mais dans l'incertitude, les développeurs se hâtent de mettre la dernière main aux constructions et de faire raccorder leurs installations avant la date couperet du 1er janvier.

 88% de baisse en cas de fin définitive du crédit

Ce qui donne à penser aux observateurs que la ruée de fin d'année pourrait être tellement intense qu'elle aboutirait pour l'année complète à une capacité additionnelle installée allant de 8 GW à 12 GW, selon les analystes de Bloomberg New Energy Finance (BNEF)
Pour certains opposants des énergies renouvelables, la rapidité de cette progression serait la preuve que la filière éolienne n'a plus réellement besoin de subvention. Pourtant, BNEF s'attend à un véritable effondrement (jusqu'à -88% et une capacité totale installée ne dépassant pas 1,5 GW) dans le cas où le PTC ne serait pas reconduit. Pour éviter cette situation, qui entraînerait selon elle la destruction de 37.000 emplois, l'association américaine de l'éolien a d'ailleurs proposé un schéma d'extinction progressive du crédit qui s'étalerait sur une durée de 6 ans.

La France bat des records de production

En France, où la capacité installée totale ne dépasse pas 7.200 MW et où les installations ne cessent de diminuer depuis quelques années, la production éolienne bat record sur record. Le dernier date du 27 décembre avec 5982 MW produits à 16h15, soit 8% de l'électricité produite à ce moment-là. Les deux précédents records avaient été établis quelques jours auparavant (le 14 décembre à 15h30) et en janvier 2012. Au mois de décembre, le parc éolien français a couvert 4% de nos besoins en électricité, un taux qui a atteint environ 3% sur l'ensemble de l'année 2012.

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Commentaires
a écrit le 08/01/2013 à 17:03 :
les Etatsuniens semblent satisfaits de la subvention actuellement accordée; elle ne représente pourtant que 20% du tarif de rachat français, et sur seulement 10 ans. Est-ce que les promoteurs français ne se sucreraient pas sur notre dos?
a écrit le 07/01/2013 à 11:27 :
Dans quelques années, l'éolien sera abandonné (fin des subventions) et nous nous trouverons avec des champs d'éoliennes à l'abandon, rouillées, pourrissantes et qui polluront définitivement nos paysages.
Les hommes sont comme ça : il faut qu'ils fassent leurs conneries jusqu'au bout pour se rendre compte de leurs erreurs....
Réponse de le 07/01/2013 à 15:32 :
Ce sera quand même plus facile à démonter que les centrales nucléaires....
a écrit le 30/12/2012 à 1:30 :
Entre le sénat et l'assemblée nationale, j'espère que la France est en 1ere place pour la production de vent :-)
Réponse de le 30/12/2012 à 9:42 :
Vous vous répétez beaucoup Patrick ! Merci d'élever le niveau la prochaine !
a écrit le 29/12/2012 à 22:56 :
En plus de l'éolien et des autres énergies renouvelables il est nécessaire de rattraper notre retard en France dans la filière HYDROGENE (en plus de la filière électrique car les batteries évoluent) qui répond aux problèmes d'intermittence, de stockage d'énergies à rendements élevés ainsi qu'aux différents secteurs demandeurs : immobilier, industries, transports terrestres et maritimes etc Quand les uns subventionnent les gaz de schiste dont les prix sont artificiellement bas aux Etats-Unis notamment : http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202464816336-ce-qu-on-ne-dit-pas-sur-le-miracle-gazier-americain-523918.php il est plus porteur de soutenir cette filière hydrogène entre autres. Le gaz de schiste sous forme "combustible" n'a guère d'intéret chez nous. De même développer en France les RESEAUX DE CHALEUR AVEC COGENERATION, réseaux qui ne couvrent que 5% du territoire contre plus de 50% dans les pays du Nord. Il faut saluer l'initiative de Cherbourg avec son réseau de chaleur et pac sur eau de mer qui peut s'appliquer aux autres villes de bord de mer. Le point sur les réseaux de chaleur en Europe : http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/les-reseaux-de-chaleur-en-europe-a601.html
Réponse de le 30/12/2012 à 10:57 :
Bien vu ! Et merci pour les excellents lien !
a écrit le 29/12/2012 à 12:32 :
STOP EOLIEN ! Energie non rentable et qui ravage nos régions. Qu'ils les installent
près des décharges publiques ou des zones industrielles.
Industrie en décroissance forte qui ne marche que par des lobbying pas nets et
des subventions publiques.
Réponse de le 29/12/2012 à 13:17 :
Ton post est intéressant : il fonctionne quasi parfaitement pour le nucléaire. " STOP NUCLEAIRE ! Energie non rentable et qui ravage nos régions. Industrie en décroissance forte qui ne marche que par des lobbying pas net et des subventions publiques". Par contre la phrase "Qu'ils les installent près des décharges publiques ou des zones industrielles" ne fonctionne pas dans se cas. Car ou qu'il soit placé sur le territoire, le nucléaire est une menace pour la France en totalité.
Réponse de le 30/12/2012 à 0:42 :
@aka : avant de faire de l'idéologie, il faudrait vous documenter sur les MSFR (ou réacteur rapide à sels fondus) qui sont probablement le futur d'un nucléaire propre, non risqué, non proliférant (pas d'uranium utilisé ni de plutonium produit, juste du Thorium) et qui plus est recycle les déchets produits par les centrales actuelles (besoin de plutonium au démarrage, d'où élimination). Personne n'en parle (ou très peu) en raison des lobbyes qui veulent imposer l'EPR comme solution, ou les réacteurs Gen IV au Sodium qui sont à risque en raison des réactions du sodium avec l'air et l'eau. Pendant que nous faisons semblant de chercher, les chinois viennent de lancer un investissement de 1 milliard pour disposer en 2015 d'un prototype, puis en 2017 d'un démonstrateur et avec pour objectif d'un premier réacteur commercial en 2020. Il sera bientot trop tard si on ne bouge pas, et déjà que les chinois ont la main d'oeuvre pas chère si en plus l'énergie aussi alors on est très mal partis.
Réponse de le 30/12/2012 à 9:49 :
Vous idéalisez un peu trop les choses Paulo. "Propre, non risqué, non proliférant etc." c'est bon pour la pub ! Pour que ce type de filière soit efficiente il faut une combinaison de procédés ce que ne font pas les chinois. Cà ne résoud pas tous les problèmes et çà implique des coûts élevés. Le temps que tout soit résolu, les énergies renouvelables évoluent et leurs prix baissent. Donc le choix est plus compliqué si l'on intègre toutes les données, dont les importants investissements publics à réaliser. Article plus complet et objectif sur la filière thorium etc : http://leblogalupus.com/2011/04/02/nucleairefiliere-thorium-quelques-avantages-et-inconvenients-?-le-cas-francais-par-olivia/
Réponse de le 30/12/2012 à 14:08 :
@ Paulo : Les promesses de l'industrie du nucléaire n'on jamais été autre chose que de l'enfumage a subventions étatique. Effectivement les USA et le Chinois on déjà de l'énergie bon marché grâce au charbon et au gaz de schiste. Le nucléaire a un coût réel décalé dans le temps c'est se qui le rend temporairement compétitif. Mais quand il faut gérer des déchets et des sites qui ne produisent rien d'autre que des nuisances c'est autre chose. Le délais entre les bénéfices et les inconvénients est d'une génération (100 ans max). La génération qui en utilise les bénéfices laisse a la suivante le soin de gérer les inconvénients. Sauf dans des cas ou ça dérape : Tchernobyl, Fukushima, St Laurent des Eaux, etc...
a écrit le 28/12/2012 à 20:47 :
Enfin de bonnes nouvelles des ENr ... qui ne sont pas du vent ! Concernant les records de production de l'éolien en France au mois de décembre visibles sur le site de RTE (ECOMIX) ,ils sont le révélateur de la maturité du secteur n'en déplaise aux éternels sceptiques ! Le résultat en sera de moindres importations de gaz, de charbon, de pétrole et ... d'uranium du Niger (plus de 60 Milliards ? en 2011).Notre balance commerciale ne s'en portera que mieux et les émissions de CO2 diminuées.Rappelons que la France détient le 2 ème gisement vent d'Europe . Alors la TRANSITION énergétique en France , c'est maintenant ?
Réponse de le 29/12/2012 à 3:58 :
Oui, j'ai vu un atelier rue du bac où des enfants en construisaient des éoliennes... Sinon, les autres, on les importe aussi. Vous connaissez les chiffres? Non? Et les combustibles et centrales nécessaires uniquement à leur fonctionnement ou plutôt leur non fonctionnement aussi. Et les kilomètres de cables et autres installations également. Au final, il est loin d'être sûr que l'équation dont vous parlez (rêviez?) soit bien exacte.
Réponse de le 29/12/2012 à 9:16 :
Équation ou pas , chaque Kw produit par les ENr nous permet d'affirmer un savoir faire et d'amorcer cette timide sortie des énergies fossiles qui ont constitué pour les pays occidentaux comme les nôtres plusieurs décennies d?insouciance voire la raison d'être de notre modèle social.(les 30 glorieuses).Il ne s'agit pas de "rêver" mais d'être PRAGMATIQUE face à l'inévitable déclin du pétrole sous sa forme la plus généreuse et la moins chère (les gisements conventionnels sont TOUS à la BAISSE sauf en Arabie Saoudite et en mer Caspienne !) et ce alors que l'exploitation intensive des gisements non conventionnels aux USA et Canada nous fait croire que que la "fête" peut continuer malgré les avis alarmistes des CLIMATOLOGUES regroupés au sein du GIEC ! Faite-vous partie "simple citoyen" des sceptiques ou des visionnaires face au déclin engagé en Occident et surtout face à l'émergence de nouvelles puissances en Asie ? Quant aux centrales et combustibles nécessaires pour faire face aux aléas de fonctionnement des ENr, je vous renvoie à l'article du journal de l'UFC QUE CHOISIR daté de décembre 2012 sur les vrais coûts du chauffage électrique qui oblige à SURDIMENSIONNER le réseau de transport (RTE) et de production (EDF) pour faire face aux pointes HIVERNALES (1° de moins = 2300 MW en plus = caractère inédit dans le MONDE !) Alors vous comprendrez que les histoires de câblage ...
Réponse de le 29/12/2012 à 23:23 :
@ Simple citoyen : déjà il est très difficile d'être compétitif avec l'éolien qui atteint par exemple 42 $ le MGWh au Brésil qui n'a pourtant pas un un régime de vent exceptionnel : http://www.bloomberg.com/news/2012-12-14/four-developers-sign-wind-contracts-in-brazil-for-282-megawatts.html : un EPR est totalement largué. Le stockage n'ajoute qu'environ 15 euros par MGWh. Ensuite l'argument des câbles de transport est loin d'être complètement exact. On cite souvent l'Allemagne avec son éolien offshore et l'éloignement des villes du Sud. Mais c'est une minorité des cas dans le monde, de multiples régions peuvent à l'iverse être autonomes en énergies renouvelables. Dans le cas américain par exemple, pourtant pas le plus simple, les énergies renouvelables peuvent subvenir aux besoins des populations quelles que soient les conditions 99,99% du temps à 100% le solde à combler étant négligeable, avec des coûts raisonnables, comme l'a amplement démontré sous 28 milliards de combinaisons de temps pendant plus de 4 ans l'université de Delaware entre autres. De plus la gestion de ces énergies permet de réduire de 20% les réseaux de câbles de transport. On est donc loin des arguments énergies renouvelables = lignes électriques : http://www.udel.edu/udaily/2013/dec/renewable-energy-121012.html
Réponse de le 30/12/2012 à 0:48 :
@bioman : il faut sortir des objectifs du tout ENr ... C'est une utopie car les couts de développement nous mettent hors jeu pour continuer à disposer d'une énergie à bon prix, et qui plus est qui n'est pas stable dans le réseau. Les allemands en reviennent car de plus en plus de grands groupes se plaignent de l'instabilité dans le réseau ce qui provoque des arrets d'usines avec tous les couts de redémarrage (après nettoyage). Le défi avec les ENr est le stockage pour lisser la production, et surtout la stabiliser. Mais pour stocker l'énergie alors il faut passer vers de l'hydrogène et soit le stocker (avec les contraintes) ou soit le convertir en méthane. L'efficacité de cela est de 35 à 50%, soit une perte importante si on considère le prix de rachat du kWh de l'éolien. Nos entreprises ne peuvent plus perdre de leur compétitivité sinon elles vont disparaitre en faisant exploser le chomage, et là les francais vont vite trancher sur le sujet des ENr.
Réponse de le 30/12/2012 à 10:54 :
@ Paulo : L'énergie à bon prix n'est pas celle de l'EPR et encore moins les filières Gen IV et les aides à l'éolien ne sont pas définitives (voir exemple entre autres en Espagne et taxes sur les Enr etc qui n'y empêche pas le dévelopement du solaire sans subventions). Jean cite à juste titre plus haut le prix de 42 $ le MWh au Brésil pour l'éolien à comparer aux 110/120 euros pour l'EPR en France et 170/250 euros annoncés en Grande Bretagne. On voit les écarts se creuser de plus en plus fortement en faveur des énergies renouvelables et le stockage comme également Jean le précise est souvent cité en effet comme correspondant à environ 15 euros le MWh. L'efficacité de l'électrolyse par exemple pour la production d'H2 est de plus de 85%, on tourne à environ 90% (voie protonique etc). Après tout dépend de ce qu'on fait mais le bilan par rapport au rendement global du nucléaire est dans tous les cas mieux et peut encore être souvent amélioré. La production d'hydrogène délocalisée (de source solaire, éolien, hydrolien etc) et unités régionales correspond de plus bien à la filière "transports" + chaleur, bâtiments/entreprises etc, dont il va falloir rapidement tenir compte du fait de nos importations fossiles trés élevées et des directions prises dans les transports dans le monde (actuellement hybrides puis H2 et électrique à terme). Le tout Enr n'est pas l'objectif immédiat actuel, il est toutefois envisageable à terme compte tenu des potentiels importants dans chaque énergie et baisse des coûts souvent encore fortes dans ce domaine. Les danois voient leur énergie "hors taxes efficacité énergétique etc" désormais baisser et les allemands devraient la voir baisser vers 2020 d'après les rapports du Fraunhofer Institut crédible en la matière. L'instabilité est un problème de début de transition énergétique et de particularités actuelles du réseau allemand. Ca ne restera pas techniquement un problème durable comme tous les spécialistes du secteur le savent. Le nucléaire n'est pas dénué de problèmes lui non plus quelle que soit la filière actuelle EPR ou GenIV. Dans tous les cas leur coût, entre autres, est un gros handicap désormais. Et si on s'équipait un jour chinois en MSFR on aurait des coûts élevés d'investissements car les prix chinois externes sont élevés dans ces domaines, leurs salaires montent vite, il faut tenir compte de coûts locaux, voire main d'oeuvre locale etc Nous aurions également des coûts de maintenances élevés. La sécurité chinoise n'est pas encore garantie (voir entre autres le cas des automobiles chinoises pourtant de technologies nettement moins complexes et sur lesquels il travaillent depuis longtemps, idem pour les TGV etc). On aurait de plus une filière incomplète car pour que le nucléaire soit quelque peu amélioré, sans toutefois tout résoudre de ses problèmes, il faut la combinaison de plusieurs procédés. Et on retombe donc là sur les coûts etc. L'éolien et le solaire entre autre c'est ultra mécanisable et à la chaîne. Le nucléaire nettement moins, ce sera toujours un des avantages en coût des Enr par rapport au nucléaire, donc il faut être réaliste.
Réponse de le 30/12/2012 à 10:54 :
@ Paulo : L'énergie à bon prix n'est pas celle de l'EPR et encore moins les filières Gen IV et les aides à l'éolien ne sont pas définitives (voir exemple entre autres en Espagne et taxes sur les Enr etc qui n'y empêche pas le dévelopement du solaire sans subventions). Jean cite à juste titre plus haut le prix de 42 $ le MWh au Brésil pour l'éolien à comparer aux 110/120 euros pour l'EPR en France et 170/250 euros annoncés en Grande Bretagne. On voit les écarts se creuser de plus en plus fortement en faveur des énergies renouvelables et le stockage comme également Jean le précise est souvent cité en effet comme correspondant à environ 15 euros le MWh. L'efficacité de l'électrolyse par exemple pour la production d'H2 est de plus de 85%, on tourne à environ 90% (voie protonique etc). Après tout dépend de ce qu'on fait mais le bilan par rapport au rendement global du nucléaire est dans tous les cas mieux et peut encore être souvent amélioré. La production d'hydrogène délocalisée (de source solaire, éolien, hydrolien etc) et unités régionales correspond de plus bien à la filière "transports" + chaleur, bâtiments/entreprises etc, dont il va falloir rapidement tenir compte du fait de nos importations fossiles trés élevées et des directions prises dans les transports dans le monde (actuellement hybrides puis H2 et électrique à terme). Le tout Enr n'est pas l'objectif immédiat actuel, il est toutefois envisageable à terme compte tenu des potentiels importants dans chaque énergie et baisse des coûts souvent encore fortes dans ce domaine. Les danois voient leur énergie "hors taxes efficacité énergétique etc" désormais baisser et les allemands devraient la voir baisser vers 2020 d'après les rapports du Fraunhofer Institut crédible en la matière. L'instabilité est un problème de début de transition énergétique et de particularités actuelles du réseau allemand. Ca ne restera pas techniquement un problème durable comme tous les spécialistes du secteur le savent. Le nucléaire n'est pas dénué de problèmes lui non plus quelle que soit la filière actuelle EPR ou GenIV. Dans tous les cas leur coût, entre autres, est un gros handicap désormais. Et si on s'équipait un jour chinois en MSFR on aurait des coûts élevés d'investissements car les prix chinois externes sont élevés dans ces domaines, leurs salaires montent vite, il faut tenir compte de coûts locaux, voire main d'oeuvre locale etc Nous aurions également des coûts de maintenances élevés. La sécurité chinoise n'est pas encore garantie (voir entre autres le cas des automobiles chinoises pourtant de technologies nettement moins complexes et sur lesquels il travaillent depuis longtemps, idem pour les TGV etc). On aurait de plus une filière incomplète car pour que le nucléaire soit quelque peu amélioré, sans toutefois tout résoudre de ses problèmes, il faut la combinaison de plusieurs procédés. Et on retombe donc là sur les coûts etc. L'éolien et le solaire entre autre c'est ultra mécanisable et à la chaîne. Le nucléaire nettement moins, ce sera toujours un des avantages en coût des Enr par rapport au nucléaire, donc il faut être réaliste.
Réponse de le 31/12/2012 à 10:33 :
On parle bcp du nucléaire mais savez vous que la facture totale énergétique de la France sur les douze derniers mois de septembre 2011 a septembre 2012 frôle la barre des 67 milliards d?euros, soit une forte hausse, de plus de 18%. À elle seule la facture pétrolière s?élève à près de 54 milliards d?euros, soit plus de 80% du total. selon les chiffres que publie le Commissariat général au développement durable (CGDD) dans sa note de conjoncture énergétique. (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Conjoncture-energetique-Septembre,30016.html )Cette facture augmente d'ailleurs chaque année (36 milliards en 2010...)

Concernant le nucléaire , le démantèlement des installations nucléaires et la gestion de la sécurité des centrales et déchets radioactifs vont coûter très cher à la France et pour de longues années encore (quid des déchets...) Rien que pour la maintenance cela représente 3,7 milliards par an et la France a déjà investit plus de 188 milliards d'euros pour cette filière selon la Cour des Comptes (http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/cout-du-nucleaire-en-france-les-chiffres-de-la-cour-des-comptes_36447/) Aujourd?hui l'EPR dépasse 100 euros le MW quand pour l'éolien terrestre nous sommes à 80 euros le MW.

Même si cela en dérange certains l'éolien est désormais la filière ENR plus compétitive et mature (hors Hydro)...Pourquoi donc freiner son développement et être aussi frileux ? Les performances notamment en hiver permettent à la France d'éviter les coupures sur le réseaux et la puissance atteinte lors des pics correspond plus de 3.5 EPR... Le nucléaire ainsi seul ne le pourrait pas faire face aux pics de consommation... l'éolien lui est réactif, c'est que le mix énergétique a doit avoir du bon...

Néanmoins la question du stockage reste en effet essentielle pour améliorer la performance : Les avancés en Allemagne, les discussions sur une Super Grid à l'échelle européenne ( http://www.techniques-ingenieur.fr/actu ? cle_78748/ ) et le projet Venteea par exemple en France sont autant de perspectives d'avenir.

En définitive pourquoi voir le verre à moitié vide quand il est au trois quart plein ? L'éolien malgré un cadre réglementaire difficile et des avantages qui ne sont plus à lister ça tourne et surtout quand on en a le plus besoin ! Comme le dit @Bioman : "Alors la TRANSITION énergétique en France , c'est maintenant ?"
a écrit le 28/12/2012 à 19:18 :
s'agit il de puissance installées ou de puissances corrigées du taux de disponibilité ??
Si ce sont les puissances nominales l'éolien ne représente que 25% du gaz environ à vcause de son médiocre rendement
Réponse de le 29/12/2012 à 12:21 :
Les rendement a Fukushima ou Tchernobyl sont moins médiocres? La France fait tout pour finir de la même façon. Les EnR y sont bridés et on trouve encore le moyen de se plaindre que ses technologies sont importées de pays qui eux y investissent massivement.
Réponse de le 29/12/2012 à 23:28 :
Le taux de charge moyen de l'éolien offshore et onshore actuel est de plus de 30%. Le rendement d'une centrale nucléaire d'environ 30% et moins sur son cycle complet de production, celui d'un moteur thermique courant d'environ 25% et le rendement de l'éolien et du solaire est de plus de 1000 fois supérieur à celui du gaz ou du ptréole à qui il a fallu des centaines de millions d'années pour se former dans des condition particulières. Comme quoi l'éolien et le solaire (sans parler du solaire plasmonique) sont bien placés dans les échelles de rendement !

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